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L'itinérance: un problème à Occupons Montréal

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Les indignés

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Les indignés

De Madrid à New York, en passant par Montréal et Toronto, le mouvement des «indignés» qui dénonce la main-mise de la finance sur l'économie et l'attitude du 1% de la population qui représente les plus riches s'étend désormais à l'échelle planétaire. »

Les «indignés» qui occupent le square Victoria, à Montréal, font face à un problème complexe: leur siège attire plusieurs sans-abri, dont certains souffrant de toxicomanie et de troubles mentaux.

Tant et si bien qu'une délégation a frappé vendredi dernier aux portes de la Mission Old Brewery pour obtenir de l'aide. L'organisation impliquée auprès des sans-abri refuse d'intervenir sur place, question de demeurer «neutre», mais se montre sensible aux préoccupations d'Occupons Montréal.

«Ce que nous leur avons offert, c'est de se déplacer vers nos locaux, affirme Michelle Llambias, agente de communications pour la Mission. Nos intervenants se feront un plaisir de leur donner quelques conseils. Ils semblent avoir un peu de difficulté face aux personnes sans-abri, aux toxicomanes et aux personnes atteintes de troubles mentaux.»

Les repas gratuits en continu, le comptoir de vêtements chauds et les discussions animées transforment le square en eldorado pour une vingtaine d'itinérants. Plusieurs campent sur place.

«J'ai plus de liberté ici qu'au parc Viger, explique Mario, qui vit dans la rue depuis 30 ans. Au parc Viger, il y a beaucoup de tension. Moi je ne fume pas, et je ne me drogue pas. Je bois, mais je ne me drogue pas. Ici, c'est fantastique: on est coupés en dehors du monde.»

Plusieurs des participants d'Occupons Montréal estiment qu'ils doivent faire preuve de tolérance, même s'ils admettent être dépassés par certains comportements. «Si on n'accepte pas des gens pour plusieurs raisons, pour un manque d'implication ou pour une déviance quelconque, on vient de faire la même erreur, ou pire encore, parce qu'on essaie de le changer ce système-là», lance Magalie, campeuse sur le site.

Un de ses amis acquiesce, en ajoutant que plusieurs itinérants s'impliquent aujourd'hui dans la micro-société qu'est Occupons Montréal.

Les «indignés» souhaitent que des spécialistes de l'itinérance s'impliquent d'eux-mêmes dans le mouvement, pour aider certains itinérants. Pour sa part, la Ville de Montréal n'entend pas intervenir. «Les services sociaux relèvent du gouvernement du Québec», a répondu Gonzalo Nunez, porte-parole de la Ville.




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