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Human Rights Watch appelle l'Irak à changer d'approche dans sa manière de juger les femmes et enfants de l'EI

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Selon HRW, la plupart des femmes ont été condamnées à mort ou à la prison à vie et la justice condamne aussi les enfants à partir de l'âge de neuf ans pour des charges similaires.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

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Agence France-Presse
Bagdad

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) appelle l'institution judiciaire irakienne à changer d'approche dans sa manière de juger les femmes et enfants étrangers soupçonnés d'avoir été affiliés au groupe État islamique (EI).

« L'Irak doit changer d'approche, car actuellement ceux qui ont assassiné pour le compte de l'EI reçoivent la même peine que celles qui se sont simplement mariées avec des membres de l'EI et ont eu des enfants. Cela ne fait avancer ni la justice ni les droits des victimes », assure Nadim Houry, directeur du département « Terrorisme et Contre-terrorisme » de HRW.

Pour cette ONG basée à New York, l'Irak « procède à des procès expéditifs d'étrangères accusées d'entrée illégale sur son territoire, d'appartenance ou d'assistance à l'EI sans prendre en considération les circonstances individuelles de chaque cas et sans garantir un procès équitable », affirme un rapport publié jeudi.

Selon HRW, la plupart des femmes ont été condamnées à mort ou à la prison à vie et la justice condamne aussi les enfants à partir de l'âge de neuf ans pour des charges similaires. Ces derniers risquent cinq ans de prison pour appartenance à l'EI et 15 ans pour participation à des actes violents.

Plus de 300 personnes - dont une centaine de ressortissantes étrangères - ont été condamnées à mort en Irak, et autant à la perpétuité, pour avoir rejoint l'EI qui a un temps tenu près d'un tiers du pays et de larges pans de la Syrie voisine, selon des sources judiciaires.

La plupart des femmes condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques d'Union soviétique.

« Les peines doivent être proportionnelles aux crimes commis. Les poursuites pour terrorisme de tous ceux qui ont été affiliés d'une manière ou d'une autre à l'EI, sans tenir compte de ce qu'ils ont commis, peuvent conduire à des résultats injustes et en dernier ressort à diluer la responsabilité pour les crimes horribles commis par l'EI », a ajouté Nadim Houry.

Pour cette organisation, les autorités irakiennes « doivent poursuivre en priorité ceux qui sont responsables des crimes les plus graves et chercher des peines alternatives pour celles qui peut-être sous la contrainte se sont rendues ou ont vécu sous l'autorité de l'EI, ou celles qui n'ont fait du mal à personne ».

Parmi ces mesures alternatives, HRW cite la compensation, les services à la communauté (...) et elle préconise pour les enfants « de se focaliser sur la réhabilitation plutôt que sur des mesures punitives ».




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