Un bombardier géant B-52, qui depuis plus de 60 ans incarne la puissance de feu américaine, a bombardé pour la première fois lundi une cible du groupe État islamique en Irak, selon l'armée américaine.

Publié le 20 avr. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

Les énormes appareils, dont les capacités destructrices ont terrorisé des combattants depuis le Vietnam jusqu'à l'Afghanistan, ne procéderont qu'à des frappes de précision avec des munitions intelligentes, a affirmé mercredi le colonel Steve Warren, porte-parole de l'armée américaine en Irak, en révélant ce premier raid.

Le dépôt d'armes visé se trouvait dans une ville à une soixantaine de kilomètres au sud de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, occupée par le groupe État islamique (EI).

La stratégie des tapis de bombes largués par les B-52, utilisée massivement pendant la guerre du Vietnam et plus tard en Afghanistan pour déloger les talibans et combattants d'Al-Qaïda, «a gravé dans l'inconscient collectif des B-52 procédant à des bombardements à l'aveugle», a reconnu le colonel. «C'est du passé lointain, les B-52 sont des plateformes destinées à mener des frappes de précision, comme celles qui ont été opérées depuis 20 mois», a-t-il souligné.

Les B-52, utilisés en Irak, ont été déployés début avril au Qatar.

Les forces irakiennes, soutenues par les Américains, sont en train d'élaborer les plans pour reprendre la ville de Mossoul à l'EI.

Le président américain Barack Obama a estimé lundi que Mossoul finirait par être reprise au groupe État islamique (EI) et qu'il y aurait des progrès d'ici la fin de l'année.

Le même jour, le ministre américain de la Défense Ashton Carter a annoncé à Bagdad le déploiement par les États-Unis de soldats supplémentaires et d'hélicoptères Apache en Irak pour soutenir les forces irakiennes dans leur lutte contre l'EI.