Le gouvernement néerlandais va mettre six avions de combats F-16 et un maximum de 250 militaires à disposition de la coalition internationale mise en place pour lutter contre le groupe djihadiste État Islamique (EI) en Irak, a indiqué mercredi le gouvernement néerlandais.

Publié le 24 sept. 2014
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Les Pays-Bas vont mettre six F-16 à disposition pour la première phase de la campagne, pour un an», a déclaré à des journalistes le vice-premier ministre néerlandais Lodewijk Asscher, après un conseil des ministres extraordinaire sur la question.

Les avions vont «très probablement» opérer depuis une base en Jordanie et pourraient être opérationnels en moins d'une semaine, a ajouté la ministre de la Défense, Jeanine Hennis-Plasschaert.

Une première équipe doit partir pour la région dès jeudi, a-t-elle ajouté.

Le pays va également déployer 250 militaires pour cette mission, et 130 autres militaires pour entraîner les forces armées irakiennes.

L'engagement opérationnel sera limité à l'Irak, a précisé M. Asscher, car ce pays a lancé un appel à l'aide internationale. Les États-Unis, appuyés par des alliés, ont étendu leurs frappes à la Syrie depuis lundi.

«Pour une intervention en Syrie, il n'y a en ce moment aucun accord international sur un mandat suffisant au regard du droit international», a précisé le gouvernement néerlandais dans un communiqué.

Le Premier ministre, Mark Rutte, avait expliqué la semaine dernière qu'il existait un problème légal pour les Pays-Bas s'ils bombardaient des positions du groupe État islamique en Syrie sans mandat de l'ONU.

Étiqueté terroriste par les États-Unis et les Nations unies, l'EI contrôle de vastes régions à cheval entre la Syrie et l'Irak sur lesquelles il a proclamé un califat, et a décapité deux journalistes américains et un travailleur humanitaire britannique.

L'opération militaire américaine est soutenue par cinq nations «partenaires» arabes: Jordanie, Bahreïn, Qatar, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, selon les États-Unis. A l'exception du Qatar, ces pays ont confirmé leur participation aux raids.

La France a envoyé des avions Rafale bombarder en Irak la semaine passée.

La Belgique a également annoncé mercredi l'engagement de six avions de combats F-16, une décision du gouvernement belge qui doit encore être validée par le Parlement.

Au Royaume-Uni, le Premier ministre David Cameron s'apprête à convoquer le Parlement en session extraordinaire vendredi pour débattre de la participation du pays aux frappes aériennes, selon les médias.