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Obama à Maliki: l'heure de quitter le pouvoir a sonné

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Dans une allusion transparente à Nouri al-Maliki, qui refuse de céder sa place, Barack Obama, qui s'exprimait depuis l'île de Martha's Vineyard où il passe des vacances, a appelé «tous les dirigeants politiques irakiens à travailler pacifiquement dans les jours à venir».

KEVIN LAMARQUE

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L'État islamique

International

L'État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

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Jérôme CARTILLIER
Agence France-Presse
Washington

Le président américain Barack Obama a mis tout son poids lundi derrière le nouveau Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi, appelant fermement, mais sans jamais le nommer, le très contesté Nouri al-Maliki à céder pacifiquement le pouvoir.

Haïdar al-Abadi... (Photo Ahmed Saad, Reuters) - image 1.0

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Haïdar al-Abadi

Photo Ahmed Saad, Reuters

Les États-Unis, qui ont annoncé lundi qu'ils livraient désormais des armes aux forces kurdes qui affrontent les combattants de l'État islamique dans le nord de l'Irak, ont entamé vendredi des frappes aériennes pour contrer l'avancée des jihadistes ultra-radicaux.

M. Obama, qui répète inlassablement qu'il n'y a pas «de solution militaire américaine» au conflit, réclame haut et fort la formation d'un gouvernement représentatif à Bagdad.

Saluant «un pas en avant prometteur» pour l'Irak, il a souligné lundi la nécessité de former rapidement un gouvernement qui représente les intérêts de tous les Irakiens et qui puisse «unir le pays» dans la lutte contre l'État islamique (EI).

Dans une allusion transparente à M. Maliki, qui refuse de céder la place après huit ans au pouvoir, M. Obama, qui s'exprimait depuis l'île de Martha's Vineyard où il passe des vacances en famille, a appelé «tous les dirigeants politiques irakiens à travailler pacifiquement dans les jours à venir».

M. Maliki, chiite de 63 ans, est mis en cause depuis plusieurs mois par l'administration américaine qui estime qu'il a alimenté l'offensive des jihadistes sunnites par sa politique confessionnelle. Il a jugé lundi que la nomination de son successeur constituait une violation de la Constitution, et vivement dénoncé le rôle de Washington dans sa mise à l'écart.

Lors d'un appel téléphonique avec le nouveau Premier ministre, M. Obama a souligné que les États-Unis étaient prêts à «renforcer» leur coopération avec l'Irak si ses dirigeants mettent en place «les réformes politiques» nécessaires.

60 000 litres d'eau, 75 000 repas 

Le président américain a par ailleurs souligné que les frappes aériennes américaines de ces derniers jours avaient permis d'empêcher les jihadistes de se rapprocher d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien et donc de protéger les Américains qui s'y trouvent.

Le Pentagone a assuré de son côté qu'il ne comptait pas étendre ses frappes aériennes hors de la région du nord de l'Irak. «Nous n'avons pas projet d'étendre la campagne actuelle au-delà des opérations de défense actuelles», a affirmé le général William Mayville.

Il a précisé que, depuis vendredi, les chasseurs et drones américains avaient effectué 15 frappes aériennes contre les insurgés.

Le Centcom, le commandement militaire américain qui couvre le Moyen-Orient et l'Asie centrale, a indiqué que les avions américains avaient ciblé lundi quatre postes de contrôles de l'EI --détruisant trois d'entre eux-- et plusieurs véhicules près de Sinjar (nord), pour «défendre des civils yazidis réfugiés dans la région».

Les frappes aériennes sont accompagnées de largages humanitaires destinés aux dizaines de milliers de chrétiens et Yazidis pourchassés par les insurgés sunnites. Le Pentagone et les forces britanniques ont ainsi parachuté environ 60 000 litres d'eau et 75 000 repas aux réfugiés, selon le haut gradé américain.

«Pour l'instant, notre objectif est de fournir une aide immédiate à ceux qui souffrent», a expliqué le général Mayville.

Parallèlement, le département d'État a annoncé la livraison d'armes aux forces kurdes (peshmergas).

«Nous collaborons avec le gouvernement irakien pour envoyer des armes aux Kurdes, dont ils ont très vite besoin», a déclaré Marie Harf, une porte-parole de la diplomatie américaine, sur CNN. Elle a précisé que ces livraisons ont commencé la semaine dernière, sans toutefois détailler le type d'armes livrées.

La crise qui touche l'Irak a poussé le gouvernement fédéral de Bagdad et le Kurdistan, dont les relations sont d'ordinaire très tendues, à coopérer, a souligné Marie Harf.

«Celle collaboration entre les forces irakiennes et kurdes atteint des niveaux sans précédent. C'est quelque chose que nous n'avions jamais observé par le passé. Ils s'entraident», a-t-elle insisté.




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