Source ID:; App Source:

Irak : Kerry se dit «vivement préoccupé»

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a effectué... (Photo Reuters)

Agrandir

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a effectué une brève visite en Irak avant de se rendre à Bruxelles hier.

Photo Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Chaos en Irak

International

Chaos en Irak

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EIIL ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse

L'Irak devait dominer mercredi les discussions de l'OTAN à Bruxelles, où le secrétaire d'État américain John Kerry a évoqué sa «vive préoccupation» tandis que l'armée régulière combattait les insurgés sunnites autour de la principale raffinerie du pays.

Après une brève visite en Irak, John Kerry est arrivé mardi soir à Bruxelles pour faire part à Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'UE, du «sérieux problème de sécurité en Irak», a indiqué la porte-parole du Département d'État Jen Psaki.

M. Kerry, qui doit participer à une réunion de ses homologues des 28 pays de l'OTAN, a évoqué devant ses alliés européens sa «vive préoccupation sur la menace posée par l'EIIL» (État islamique en Irak et au Levant), groupe ultra radical qui a pris le contrôle d'une partie du pays, a-t-elle précisé.

Alors que les jihadistes sont désormais à moins d'une centaine de kilomètres de Bagdad, M. Kerry a tenté mardi lors d'une étape à Erbil (nord) de persuader le président de la région autonome du Kurdistan Massoud Barzani de se joindre à un gouvernement d'union.

Sa mission semble néanmoins ardue, M. Barzani appelant à la démission du premier ministre chiite Nouri al-Maliki qui semble vouloir se maintenir au pouvoir malgré les critiques virulentes contre sa politique confessionnelle qui a marginalisé notamment la minorité sunnite.

«Comme tout le monde le sait, il s'agit d'un moment très critique pour l'Irak, et la formation d'un gouvernement est notre principal défi», a affirmé M. Kerry devant son interlocuteur.

Les profondes divergences qui minaient le pays bien avant l'offensive jihadiste empêchent la formation d'un nouveau gouvernement, issu des élections d'avril où le bloc Maliki était arrivé en tête. Et sa formation est devenue plus urgente après l'assaut.

M. Kerry, selon qui l'offensive jihadiste représente une «menace existentielle» pour l'Irak, a promis un soutien plus «efficace» à Bagdad si des progrès politiques étaient réalisés ainsi qu'un soutien «intensif» aux dirigeants kurdes pour enrayer l'offensive qui a permis aux jihadistes de prendre de larges pans de territoire, déplaçant des centaines de milliers d'Irakiens.

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a fait état mardi d'un bilan de plus de 1000 personnes tuées dans plusieurs régions d'Irak entre le 5 et le 22 juin.

Tandis que les premiers conseillers militaires promis par Barack Obama ont entamé leur mission à Bagdad, sur un total de 300 qui doivent venir épauler les forces irakiennes, les insurgés de l'EIIL ont lancé mardi à l'aube un nouvel assaut pour reprendre la raffinerie de Baïji, à 200 km au nord de Bagdad.

Mais les soldats les ont repoussés et les combats se poursuivaient mardi, selon des responsables. Dix enfants et neuf femmes ont péri dans les raids, selon un autre responsable, alors que la télévision officielle a parlé de 19 «terroristes» tués. D'autres raids ont fait six morts dans la soirée.

L'armée avait repoussé à la mi-juin un précédent assaut contre la raffinerie, un épisode qui avait affolé les marchés pétroliers, l'Irak étant le deuxième producteur de l'OPEP.

Il s'agissait d'un rare succès des forces armées après leur totale déroute aux premiers jours de l'offensive lancée le 9 juin par les insurgés qui ont mis la main sur Mossoul, deuxième ville d'Irak, une grande partie de sa province Ninive (nord), de Tikrit et d'autres secteurs des provinces de Salaheddine (nord), Diyala (est), Kirkouk (nord) et Al-Anbar (ouest).

Dans ces zones, les autorités ont affirmé qu'elles suspendaient le paiement des salaires des fonctionnaires jusqu'à la fin des hostilités.

Dans la province occidentale d'Al-Anbar, où les insurgés contrôlent plusieurs villes, l'armée appuyée par des tribus locales a repoussé un assaut sur la cité de Haditha, qui abrite une importante centrale électrique. L'armée de l'air a en outre mené des raids sur deux ponts vitaux sur l'Euphrate près de la ville d'Al-Qaïm, utilisés par les insurgés dans leurs déplacements, faisant 13 morts.

«L'Irak se désintègre»

Pour ajouter à la confusion, les forces kurdes ont pris plusieurs secteurs après le retrait de l'armée face à l'avancée des insurgés, notamment la ville multiethnique et pétrolière de Kirkouk où le chef du conseil municipal a été abattu.

«L'Irak est clairement en train de se désintégrer et il est évident qu'un gouvernement fédéral ou central a perdu le contrôle sur tout», a dit M. Barzani dans une interview à la chaîne CNN.

Selon Rupert Colville, un porte-parole du Haut-Commissariat, «l'EIIL a diffusé des dizaines de vidéos montrant des traitements cruels, des décapitations et des fusillades hors combat de soldats, de policiers et de personnes apparemment visées à cause de leur religion ou de leur origine ethnique [...]».

Dans l'Ouest, une grande partie de la frontière échappe au contrôle des forces gouvernementales syriennes comme irakiennes et l'EIIL, qui ambitionne de créer un État islamique à cheval entre les deux pays, contrôle une grande partie de la province syrienne frontalière de Deir Ezzor.




la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer