Le Vietnam est disposé à accueillir un éventuel second sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un sur la dénucléarisation de la péninsule, a fait savoir vendredi le premier ministre vietnamien.

Mis à jour le 18 janv. 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous ne connaissons pas la décision finale. Cependant, si cela se produit ici, nous ferons de notre mieux pour faciliter la réunion », a déclaré Nguyen Xuan Phuc dans une entrevue à Bloomberg TV.

« Des préparatifs logistiques » sont en cours, même si aucune « décision officielle » n'a encore été prise, a indiqué de son côté à l'AFP une source gouvernementale vietnamienne.

Jeudi soir, le général Kim Yong Chol, bras droit de Kim Jong-un, est arrivé à Washington, pour mettre au point avec le secrétaire d'État américain Mike Pompeo une éventuelle nouvelle rencontre entre MM. Trump et Kim.

Elle pourrait se tenir à Hanoi ou à Danang (centre), d'après différents observateurs.  

Cette station balnéaire a abrité pendant la guerre du Vietnam une base aérienne importante utilisée par les soldats américains et les troupes sud-vietnamiennes. Elle a accueilli en 2017 un sommet régional de l'APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation) auquel a notamment assisté Donald Trump.

Les négociations entre Washington et Pyongyang se sont enlisées depuis le sommet Trump-Kim de juin à Singapour, où un engagement, à la formulation vague, sur la dénucléarisation, avait été signé. Il fait depuis l'objet de désaccords.  

Les États-Unis martèlent que les sanctions économiques doivent être maintenues tant que la Corée du Nord n'aura pas renoncé à son arsenal atomique.

Pyongyang exige leur allègement immédiat et veut des garanties sur sa sécurité en échange de l'abandon de ses armes stratégiques, accusant Washington de vouloir lui imposer son désarmement unilatéral sans faire de concessions.  

Pékin, principal soutien économique et allié diplomatique d'une Corée du Nord isolée sur la scène internationale, est également favorable à un assouplissement des sanctions.  

Au grand dam de Washington, la Chine joue dans l'ombre un rôle central dans les négociations. Kim Jong-un s'est rendu, pour la quatrième fois en moins d'un an, la semaine dernière à Pékin pour y rencontrer le président chinois Xi Jinping.

Début 2018, après avoir échangé menaces et insultes, Kim Jong-un et Donald Trump ont amorcé un réchauffement spectaculaire. Mais les deux pays sont techniquement toujours en guerre depuis la fin du conflit entre les deux Corées en 1953.