L'ambassadeur adjoint de la Corée du Nord aux Nations unies soutient que la situation dans la péninsule coréenne avait atteint un point de non-retour et qu'une «guerre nucléaire pouvait éclater à tout moment».

Publié le 16 oct. 2017
Edith M. Lederer ASSOCIATED PRESS

Kim In Ryong a affirmé au comité du désarmement de l'Assemblée générale des Nations unies que la Corée du Nord était le seul pays au monde à avoir fait l'objet d'une «telle menace nucléaire directe et extrême» de la part des États-Unis depuis les années 1970 - et a fait valoir que le pays avait le droit de posséder des armes nucléaires comme légitime défense.

L'ambassadeur adjoint a montré du doigt les exercices militaires de grande ampleur chaque année utilisant des «actifs nucléaires» et a affirmé que le plus grand danger est un plan des États-Unis d'organiser «une opération secrète visant à l'élimination de notre leadership suprême».

Cette année, a soutenu Kim In Ryong, la Corée du Nord est devenue «une puissance nucléaire à part entière qui possède les capacités pour divers rayons d'action, incluant la bombe atomique, la bombe H et des missiles balistiques intercontinentaux».

Le représentant nord-coréen a déclaré que le territoire des États-Unis en entier était «à portée de tir», et que si les États-Unis osaient envahir «même une parcelle du territoire, ils n'échapperaient pas à des représailles sévères dans n'importe quelle partie du monde».

Le discours de Kim In Ryong s'inscrit dans une escalade des menaces entre la Corée du Nord et les États-Unis, et un renforcement des sanctions des Nations unies contre la Corée du Nord.