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Séoul appelle la Corée du Nord à agir au lieu de parler

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Le leader nord-coréen Kim Jong-Un lors d'une visite d'usine à Taegwan dans la province de Phyongan.

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La menace nord-coréenne

International

La menace nord-coréenne

Depuis plusieurs semaines, la Corée du Nord de Kim Jong-un multiplie les menaces à l'endroit de Séoul et Washington. Si pour plusieurs la stratégie belliqueuse de Pyongyang vise en premier lieu à attirer Washington à la table de négociations, pour certains le discours guerrier du jeune dirigeant nord-coréen, qui brandit notamment la menace nucléaire, inquiète. »

Agence France-Presse
Séoul, Corée du Sud

La Corée du Sud a fait écho lundi aux injonctions de Washington demandant à la Corée du Nord des actes «concrets» avant l'ouverture de pourparlers officiels sur la dénucléarisation et l'apaisement sur la péninsule.

Pyongyang a proposé dimanche des «négociations à haut niveau entre le Nord et les États-Unis pour assurer la paix et apaiser les tensions dans la péninsule coréenne».

Cette offre intervient après des mois de fortes tensions dans la région, suscitées par un troisième essai nucléaire nord-coréen en février.

Elle est largement perçue à Séoul comme une tentative de division du front anti-Pyongyang suivant l'annulation la semaine dernière, pour une simple question de protocole, d'une rencontre entre de hauts responsables du Nord et du Sud, la première de haut niveau après plusieurs années de gel.

Washington a rappelé dimanche que les pourparlers avec Pyongyang devaient être «véritables». «Nous jugerons sur les actions, pas sur les déclarations sympathiques» de Pyongyang, a indiqué sur la chaîne CBS le secrétaire général de la Maison Blanche Denis McDonough.

Tout pourparler «doit être basé sur le fait qu'ils remplissent leurs obligations sur la prolifération, les armes nucléaires et autres», a-t-il ajouté.

Le ministère sud-coréen de l'Unification, en charge des relations avec la Corée du Nord, a fait savoir lundi que Séoul était sur la même ligne que Washington, au point de citer les déclarations américaines.

«J'aimerais expliquer notre position en répétant les commentaires de la Maison Blanche (selon lesquels) le fenêtre du dialogue est ouverte mais le Nord doit d'abord prendre des mesures concrètes», a déclaré le porte-parole du ministère, Kim Hyung-Seok.

La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye s'est entretenue pendant vingt minutes avec le président américain Barack Obama au téléphone lundi, selon sa porte-parole. M. Obama lui a notamment rapporté le contenu de ses récentes discussions avec le président chinois Xi Jinping en Californie.

«Discuter pour le simple fait de discuter ne fera qu'aider la Corée du Nord à gagner du temps pour développer ses armes nucléaires», a relaté un porte-parole de la présidence sud-coréenne en citant les propos de Mme Park à Obama.

Mme Park doit rencontrer M. Xi le 27 juin à Pékin, après de nouvelles consultations entre la Corée du Nord et son allié chinois. Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhang Yesui, doit en effet rencontrer le premier vice-ministre nord-coréen Kim Gye-Kwan à Pékin mercredi.

La Corée du Nord a récemment fait volte-face et lancé une grande offensive diplomatique après des mois d'invectives et de menaces de guerre nucléaire qui ont fini par irriter Pékin.

En mai, le régime communiste a reçu un proche conseiller du Premier ministre japonais et son dirigeant Kim Jong-Un a dépêché à Pékin un émissaire pour des discussions avec les responsables chinois.

Voulant apparaître comme le principal vecteur de paix dans la région, Pyongyang a ensuite proposé des discussions à haut niveau avec le Sud, mais les deux Corée ont échoué à s'accorder sur la composition des délégations.

Dans sa dernière offre de dialogue avec Washington, Pyongyang a récusé toute «condition préalable» alors que les États-Unis ont toujours exigé que la Corée du Nord respecte ses engagements passés en matière de dénucléarisation si elle souhaitait réintégrer la communauté internationale.

Les derniers contacts officiels à haut niveau entre la Corée du Nord et les États-Unis datent de février 2012. Washington avait accepté de reprendre son aide alimentaire en échange d'un moratoire sur les tirs expérimentaux de missile et les essais nucléaires.

Un mois plus tard, Pyongyang effectuait un tir d'essai --raté-- de missile à longue portée.




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