Les chefs d'état-major des armées russe et américaine ont eu vendredi à Helsinki une rencontre «constructive» sur le conflit en Syrie, notamment pour la prévention d'incidents, a indiqué le ministère russe de la Défense.

Publié le 8 juin 2018
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le chef d'état-major de l'armée russe, Valéri Guerassimov, et son homologue américain Joseph Dunford se sont retrouvés dans la capitale finlandaise pour «discuter de divers aspects du règlement de la crise en Syrie», selon un communiqué du ministère russe.

Les deux hommes ont échangé sur «des questions relatives à la relation bilatérale et la prévention des incidents» et noté «l'importance de stabiliser au plus vite la situation en Syrie», a-t-il précisé.

«La rencontre a été constructive», poursuit le communiqué.

Principale alliée du régime de Damas, la Russie intervient militairement en Syrie depuis septembre 2015. La coalition internationale menée par les États-Unis soutient des forces antijihadistes et bombarde les zones contrôlées par le groupe État islamique (EI).

À plusieurs reprises, les chefs d'état-major russe et américain se sont rencontrés afin d'éviter des affrontements entre les forces rivales que leurs pays appuient contre l'EI.

Ce risque est réel, car les récents développements dans le nord de la Syrie ont mis nez à nez des groupes antagonistes appuyés par des acteurs internationaux qui, tout en combattant l'EI, poursuivent parallèlement des objectifs divergents.

La dernière rencontre entre MM. Guerassimov et Dunford remonte à mars 2017, lors d'une réunion militaire ayant aussi inclus le chef d'état-major turc, Hulusi Akar.

Ces discussions à Helsinki interviennent le même jour qu'une réunion de l'OTAN à Bruxelles, où les membres de l'Alliance Atlantique ont décidé de renforcer leurs capacités de réaction face à la Russie, avec qui les pays occidentaux, dont Washington, entretiennent des relations tendues depuis l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et la crise ukrainienne.

Les tensions sont encore montées d'un cran entre Moscou et Washington après des frappes en avril contre le régime de Damas par les États-Unis et deux de leurs alliés, dénoncées par la Russie comme une «agression» contre son allié.