Les raids aériens sur un marché d'une localité rebelle dans une «zone de désescalade» du nord de la Syrie ont fait 61 morts, essentiellement des civils, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) publié mardi, au lendemain des frappes.

Les sources sur lesquelles se base l'OSDH identifient les auteurs des frappes en fonction du type d'avion, de leur localisation et des munitions utilisées.

Atareb, située dans l'ouest de la province d'Alep et contrôlée par différents groupes rebelles, a été lundi la cible de trois frappes aériennes, a précisé l'Observatoire, malgré une «zone de désescalade» en place dans la région.

Le bilan n'a fait que croître depuis les raids, des blessés ayant succombé, dans une zone où les services de santé sont limités.

«Nombre de blessés sont décédés, portant le bilan à 61 morts, dont cinq enfants et trois policiers», a indiqué l'OSDH mardi. Le bilan précédent de l'Observatoire était de 53 morts.

Après ces raids, un photographe collaborant avec l'AFP a fait état de scènes de panique parmi les habitants tentant d'évacuer les blessés. Les destructions sont massives, avec des décombres de bâtiments jonchant les rues, a-t-il rapporté.

Atareb se trouve dans l'ouest de la province d'Alep (nord), dans une région faisant partie d'une «zone de désescalade», parmi les quatre instaurées à travers la Syrie, où des cessez-le-feu sont en principe observés entre les forces du régime et les rebelles.

Les «zones de désescalade» ont été négociées par les parrains internationaux des belligérants pour dessiner l'ébauche d'une solution durable au conflit.