Guerre au sein de l'opposition syrienne: 500 morts en une semaine

Les rebelles ont poursuivi leur avancée dans les... (PHOTO MOHAMMED WESAM, AFP)

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Les rebelles ont poursuivi leur avancée dans les provinces d'Alep (en photo) et d'Idleb, où la présence de l'EIIL est faible, tandis que ce groupe a repris l'avantage dans la région de Raqa.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
Damas

La guerre interne au sein de l'opposition armée en Syrie a fait en une semaine plus de 500 morts, dont 85 civils, dans le nord du pays, qui échappe en grande partie depuis plus d'un an au contrôle du régime de Bachar al-Assad.

Sur le plan politique, l'opposition est sous pression pour accepter de participer à partir du 22 janvier à une conférence de paix en Suisse qui entend réunir des représentants du régime et de l'opposition pour trouver une solution politique à près de trois ans de conflit meurtrier.

Depuis une semaine, les combats opposant dans le nord du pays des rebelles majoritairement islamistes aux djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont fait plus de 500 morts.

Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), a fait état de «482 personnes tuées en raison des combats: 240 membres des brigades rebelles, 157 combattants de l'EIIL et 85 civils».

«Il y a certainement des dizaines d'autres morts mais il nous a été impossible de les documenter avec précision», a-t-il souligné.

Vendredi, les rebelles ont poursuivi leur avancée dans les provinces d'Alep et d'Idleb, où la présence de l'EIIL est faible, tandis que ce groupe a repris l'avantage dans la région de Raqa, qu'il contrôle depuis plusieurs mois, après une offensive des rebelles ces derniers jours.

Parallèlement à ces assauts contre les djihadistes, les manifestations du vendredi ont repris, comme au début de la révolte contre le régime en 2011.

Dans la ville septentrionale de Binnish, des manifestants ont scandé «La Syrie est libre, L'EIIL dehors», en arborant des affiches proclamant «Bachar al-Assad est notre principal ennemi».

Dans le même temps, la situation humanitaire continuait de se détériorer, comme à Damas, où au moins 41 réfugiés palestiniens sont morts de faim ou par manque de traitement en trois mois dans le camp de Yarmouk, assiégé depuis près d'un an par l'armée, selon l'OSDH.

24 personnes mortes de faim à Damas

Parmi les décès, 24 sont dus à la faim, les autres au manque de médicaments et de soins appropriés, a indiqué l'ONG, qui se fonde sur un vaste réseau de militants et de sources médicales à travers le pays.

Le Comité international de la Croix-Rouge a indiqué par ailleurs vendredi que son président, Peter Maurer, se trouvait à Damas pour tenter d'obtenir un plus grand accès de l'organisation au pays.

«Nos activités se sont étendues de façon significative l'année écoulée, mais on aimerait être autorisés à faire davantage», a-t-il indiqué dans un communiqué.

Alors que le conflit a fait plus de 130 000 morts et ne connaît aucun répit, onze pays soutenant l'opposition modérée, dont les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, vont tenter dimanche à Paris de la convaincre de participer à la conférence de paix dite Genève-2 qui doit s'ouvrir le 22 janvier en Suisse.

Réunie cette semaine à Istanbul, la Coalition de l'opposition, profondément divisée sur cette question, a reporté sa décision au 17 janvier.

Les principaux groupes de combattants rebelles ont mis en garde les opposants politiques en exil contre toute forme de négociation avec le régime, et le Conseil national syrien, principale composante de la Coalition, a déjà exprimé son refus de participer à Genève-2, faute de garanties sur un départ du président Bachar al-Assad.

«Tant que le régime syrien bombarde n'importe quoi, n'importe où et par n'importe quels moyens, il est difficile d'imaginer que l'opposition politique, mais surtout armée, va accepter d'aller négocier», a affirmé Monzer Makhous, ambassadeur de la Coalition en France.

«C'est vrai que la situation de nos amis de la Coalition, de l'opposition modérée, n'est pas facile», a reconnu le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. «Ils ont à se battre sur deux fronts, d'un côté M. Bachar al-Assad, les Iraniens, les Russes, de l'autre les mouvements terroristes», a-t-il résumé.

États-Unis et Russie, co-parrains de la conférence de paix en Suisse, ont par ailleurs prévu de discuter de la Syrie lundi, toujours à Paris.

Des diplomates russes ont en outre réaffirmé le soutien de la Russie au président Assad dans sa «lutte contre les groupes terroristes», lors d'une rencontre à Moscou avec la sous-secrétaire d'État américaine pour les affaires politiques, Wendy Sherman.




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