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Le conflit syrien a fait plus de 100 000 morts

Un petit garçon de la ville d'Atareb dans... (PHOTO PHILIPPE DESMAZES, AFP)

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Un petit garçon de la ville d'Atareb dans la province d'Alep joue avec un pistolet-jouet, le 7 novembre 2012. La guerre civile qui fait rage en Syrie aurait fait d'ores et déjà 100 191 morts, dont 5144 enfants.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
Beyrouth, Liban

Au moins 100 191 personnes, en majorité des civils, ont été tuées en Syrie depuis le début du soulèvement contre le régime du président Bachar al-Assad qui s'est transformé en une guerre civile après avoir été écrasé dans le sang, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Ce bilan comprend 36 661 civils, 18 072 rebelles et 25 407 membres de forces gouvernementales, a indiqué cette ONG qui se base sur un large réseau de militants et de sources médicales et militaires à travers le pays.

Le nombre de morts a été recensé jusqu'au 24 juin.

Parmi les civils figurent 3330 femmes et 5144 enfants de moins de 16 ans.

Le chiffre des rebelles tués comprend 13 539 civils qui ont pris les armes, 2518 combattants étrangers en majorité des djihadistes et 2015 déserteurs.

Les troupes du régime sont appuyées par des milices loyalistes, qui ont perdu 17 311 membres, et des combattants du puissant mouvement armé, le Hezbollah chiite libanais, dont 169 ont péri dans la guerre.

L'ONG recense également 2571 corps non identifiés et affirme que le sort de plus de 10 000 détenus et celui de plusieurs centaines de soldats capturés par les rebelles reste inconnu.

Genève-2 compromise

Les États-Unis ont laissé entendre mardi que la conférence dite de Genève-2 ne se tiendrait plus en juillet, repoussant encore un peu plus tout espoir de règlement diplomatique du conflit.

À son tour, l'émissaire spécial des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakdhar Brahimi a «douté» qu'elle se tienne en juillet.

Genève-2, qui fait suite à un premier plan de paix international signé le 30 juin 2012 à Genève, mais jamais appliqué, est une idée de Washington et de Moscou pour tenter d'ouvrir des négociations afin de parvenir à un gouvernement de transition réunissant régime et opposition.

Mais selon une source diplomatique proche des négociations, Russes et Américains divergent toujours sur la composition de ce gouvernement. Les Américains répètent qu'il doit exclure totalement Bachar al-Assad, alors que pour les Russes, ce gouvernement comprend des membres de l'opposition et du régime dont Bachar al-Assad. Aucun terrain d'entente n'a pu être trouvé en dépit des heures de discussion.

«La situation sur le terrain et le fait que le régime continue d'éviter toute discussion constituent de vraies entraves», a affirmé Patrick Ventrell, porte-parole adjoint du Département d'État américain.

Washington avait annoncé il y a deux semaines vouloir dorénavant apporter un «appui militaire» à la rébellion contre le régime du président Bachar al-Assad, signe que la situation risque d'aller à davantage de confrontation.

Les 1er et 2 juillet prochain, les ministres des Affaires étrangères russe et américain Sergueï Lavrov et John Kerry devraient discuter de la crise syrienne à Brunei, en marge d'un Forum régional.

«Nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais les États-Unis et la Russie sont d'accord sur le fait que la seule porte de sortie à ce conflit passe par une solution politique», a toutefois martelé le porte-parole américain.

Vingt Syriens poignardés en banlieue de Beyrouth

Une vingtaine de Syriens ont été blessés mercredi à coups de couteau par des assaillants inconnus près de Beyrouth, a affirmé à l'AFP un porte-parole de la police libanaise.

«Trois voitures aux vitres fumées ont intercepté un minibus transportant 25 Syriens à Jisr el-Wati (à l'est de Beyrouth). Huit hommes ont par la suite attaqué les passagers à coups de couteau, en blessant une vingtaine», a indiqué le porte-parole, précisant que les Syriens se rendaient dans un studio pour y enregistrer des chansons.

Le photographe de l'AFP sur place a vu des taches de sang sur les sièges du minibus, sur des T-shirts laissés à la hâte dans le véhicule et dans la rue.

La police est arrivée sur les lieux de l'attaque et une enquête a été ouverte.

L'Agence nationale d'information (ANI) a précisé que le groupe de Syriens se dirigeait vers un studio pour y enregistrer des chansons syriennes folkloriques.

L'incident intervient dans un contexte de tensions et de violences liées au conflit syrien qui menace la stabilité de son voisin libanais.




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