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Syrie: les armes chimiques en quatre mots

Des soldats du régime Assad dans la province... (Photo AFP)

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Des soldats du régime Assad dans la province de Homs.

Photo AFP

La question de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie a rebondi, mardi. La France a affirmé avoir la «certitude» que de telles armes ont été utilisées par le régime de Bachar al-Assad et s'est dite prête à une intervention militaire. L'Organisation des Nations unies (ONU) a parlé de «motifs raisonnables» de croire à l'utilisation d'agents chimiques, alors que Washington a dit attendre les preuves. Explications en quatre mots.

Sarin

À la suite d'analyses de laboratoire, la France a dit hier avoir la «certitude» que du gaz sarin a été utilisé par le régime de Bachar al-Assad. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a affirmé que «toutes les options sont sur la table», y compris l'intervention militaire. Plus tôt dans la journée, l'ONU avait publié un rapport dans lequel elle affirme avoir des «motifs raisonnables» de croire que des armes chimiques sont utilisées en Syrie. Barack Obama, qui a déjà dit que l'utilisation d'armes chimiques était la «ligne rouge» à ne pas franchir, a réagi prudemment. Son porte-parole a fait savoir hier que Washington demandait davantage de preuves.

Intervention

Les experts jugent très improbable que les États-Unis lancent une intervention militaire en Syrie, même si des preuves d'utilisation d'armes chimiques finissent par être établies. «Quand on veut intervenir, on invente des raisons de le faire. Et quand la volonté politique n'est pas là, on nie les preuves les plus solides. Dans ce cas-ci, la volonté et la détermination n'y sont pas», affirme Houchang Hassan-Yari, du Collège militaire royal du Canada. Selon lui, il n'est pas impossible que la France prenne l'initiative de lancer un bombardement aérien, mais elle devrait d'abord obtenir l'appui militaire d'un autre pays - probablement la Grande-Bretagne - en plus de recevoir une certaine approbation tacite des États-Unis. Jabeur Fathally, expert à l'Université d'Ottawa, rappelle cependant la complexité d'une telle intervention. «Celui qui intervient en Syrie sait qu'il fera face non seulement à la Syrie, mais aussi au Hezbollah libanais et à l'Iran, avec le soutien de la Russie. Et il entraînera aussi l'Irak et la Jordanie dans le conflit.»

Brutalité

Outre l'usage possible d'armes chimiques, le rapport de l'ONU dévoilé hier dresse le portrait d'un conflit qui atteint de «nouveaux sommets de brutalité». Les forces gouvernementales de Bachar al-Assad et les milices associées multiplient les meurtres, la torture, les viols, les déplacements de population et les attaques contre les civils, alors que leurs opposants utilisent les exécutions sommaires, les prises d'otage, les pillages et la torture. «Cette guerre, qui a déjà pris une couleur très religieuse, risque d'enflammer toute la région et ce sera l'enfer pour tout le monde», prédit Houchang Hassan-Yari, du Collège militaire royal du Canada, qui s'avoue pessimiste.

Maladie

Comme si ce n'était pas assez, l'Organisation mondiale de la santé avertit qu'un nouveau fléau est sur le point de s'abattre sur la Syrie: la maladie. L'organisation juge que les épidémies d'hépatite, de diphtérie, de choléra et de dysenterie seront «inévitables» cet été en Syrie et dans les pays voisins. Le conflit a entraîné le déplacement de 4,25 millions de personnes, qui vivent dans

des endroits surpeuplés sans installations sanitaires. L'accès à l'eau potable est problématique, et plus du tiers des hôpitaux du pays ne sont plus en fonction. Des cas de rougeole, de tuberculose et de leishmaniose cutanée, une maladie causée par un parasite, ont déjà été diagnostiqués chez des Syriens déplacés en Jordanie, au Liban, en Irak et en Turquie.




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