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Syrie: Moscou critique la levée de l'embargo de l'UE sur les armes

John Kerry et le ministre des Affaires étrangères... (JIM YOUNG)

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John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russes Sergei Lavrov, hier, en France.

JIM YOUNG

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Agence France-Presse
Moscou

La Russie a dénoncé mardi la levée par l'UE de l'embargo sur les armes pour les rebelles syriens, estimant que celle-ci jetait de l'huile sur le feu au moment où l'on tentait d'organiser une conférence de paix sur le conflit.

Il s'agit «d'une décision assez controversée car la livraison d'armes à des entités qui ne sont pas des États est interdite par le droit international», a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, en visite à Paris, où il a rencontré son homologue américain John Kerry.

«C'est une décision illégitime par principe», a-t-il renchéri, cité par les agences russes.

La levée de l'embargo par l'Union européenne «porte un préjudice direct à la possibilité d'organiser une conférence internationale» sur le règlement du conflit en Syrie, avait peu avant déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.

«L'embargo est levé en dépit de toutes les déclarations de l'UE en faveur d'un règlement fondé sur la déclaration de Genève (de juin 2012), et en dépit de l'accord sur la nécessité d'organiser une conférence internationale sur la Syrie», a-t-il souligné.

«C'est une manifestation de deux poids-deux mesures», a déclaré ce responsable de la diplomatie russe.

Le Kremlin a également critiqué une décision qui «ne contribue pas» aux préparatifs de la conférence, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, cité par l'agence Interfax.

Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé lundi soir à Bruxelles de lever l'embargo sur les armes pour les rebelles syriens.

Les 27 sont cependant convenus de ne pas livrer d'armes aux rebelles pour l'instant, pour ne pas nuire aux efforts de règlement politique.

L'initiative d'une nouvelle conférence internationale baptisée Genève-2 et rassemblant notamment représentants du gouvernement syrien et de l'opposition a été lancée début mai par les responsables des diplomaties russe et américaine, Sergueï Lavrov et John Kerry.

La question était au centre de nouveaux entretiens lundi soir à Paris du secrétaire d'État américain avec le ministre russe, dont le pays est le principal soutien du régime de Damas.

Le régime de Damas, qui a déjà donné son «accord de principe» pour participer à cette conférence, est «résolu» à y envoyer son représentant, a déclaré mardi M. Riabkov.

Le «principal obstacle» demeure toutefois l'incapacité de l'opposition syrienne à désigner un représentant, selon le diplomate russe.

De son côté, M. Lavrov a de nouveau insisté sur la nécessité d'une participation de l'Iran, soutien du régime de Damas, à cette conférence internationale, ce que les Occidentaux refusent.

«La question de l'Iran, pour nous, est clé. (...) L'Iran est sans aucun doute l'une des nations les plus importantes», a-t-il déclaré.

S'exprimant sur la question des armes, M. Riabkov a par ailleurs estimé que les livraisons prévues de systèmes sol-air perfectionnés S-300 russes à Damas allaient être un facteur de «stabilisation» voué à dissuader tout scénario d'intervention extérieure dans le conflit.

«Des mesures de cette sorte dissuadent en grande partie certains esprits échauffés d'envisager des scénarios dans lesquels le conflit prendrait un tour international avec la participation de forces étrangères», a-t-il indiqué.

Cette déclaration a provoqué la colère d'Israël qui avait bombardé début mai des cibles proches de Damas, pour empêcher, selon un responsable israélien, le transfert d'armes au Hezbollah libanais allié du régime syrien.

L'installation des systèmes S-300 compliquerait toute nouvelle frappe israélienne en Syrie, et tout projet des États-Unis ou de leurs alliés d'établir une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie.

Le conflit entre le gouvernement et les rebelles syriens a causé la mort de plus de 94 000 personnes en Syrie depuis mars 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).




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