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Les opposants syriens dénoncent la guerre d'influence des puissances régionales

Le président du Conseil national de la Syrie,... (Photo Ozan Kose, Agence France-Presse)

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Le président du Conseil national de la Syrie, George Sabra.

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Agence France-Presse
Istanbul

La guerre d'influence des puissances régionales a entravé les progrès d'une réunion de trois jours à Istanbul de la Coalition nationale de l'opposition syrienne, une quatrième journée de débats étant désormais prévue dimanche, ont affirmé des opposants samedi à l'AFP.

La Coalition a entamé ses réunions jeudi dans la mégapole turque pour débattre notamment de sa participation à une éventuelle conférence de paix internationale «Genève 2», à l'initiative des diplomates russes et américains.

Mais les opposants relèvent que les réunions n'ont pu se concentrer sur ce thème clé, car les demandes de pays régionaux d'élargir le nombre de membres de la Coalition ont divisé le groupe et bloqué les progrès sur le reste de l'agenda des discussions.

«Vous avez l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis qui s'acharnent à inclure jusqu'à 30 membres dans la Coalition nationale. Leur objectif est de réduire l'influence des Frères musulmans dans cette structure», a précisé un membre de la Coalition sous couvert d'anonymat.

Ce dernier a souligné que «de l'autre côté la Turquie, le Qatar et dans une certaine mesure la France soutiennent la Coalition telle qu'elle est», estimant «exagérées» les perceptions selon lesquelles le groupe est sous la mainmise des islamistes.

En référence à l'Arabie Saoudite et aux États-Unis, un autre membre de la coalition a critiqué leur interventionnisme : «Ils nous menacent de ne pas nous fournir de l'argent et des armes et nous disent que (le président syrien) Bachar al-Assad restera au pouvoir si nous ne nous prononçons pas en faveur de l'élargissement de la Coalition à 30 nouveaux membres.

«C'est scandaleux. Cette rivalité pour le pouvoir tue l'opposition syrienne», a souligné ce représentant, préférant lui aussi garder l'anonymat.

Lors d'un point de presse, Khaled Saleh, un porte-parole de la Coalition a indiqué que les discussions sur l'entrée de nouveaux membres se poursuivraient dans la soirée, et seraient suivies d'un vote à la majorité des deux tiers sur chaque postulant, parmi lesquels figure l'opposant historique Michel Kilo.

«J'espère que nous aurons de bonnes nouvelles d'ici demain», a affirmé M. Saleh.

Après la question de l'élargissement, les opposants devront encore débattre sur la participation de la Coalition à Genève 2, élire leur nouveau président et se prononcer sur le gouvernement que va lui proposer Hassan Hitto, le premier ministre élu par l'opposition pour administrer les régions aux mains de la rébellion.

Pressés par leurs soutiens occidentaux et arabes de s'asseoir à la table des négociations, de nombreux membres de la Coalition ont exprimé des réserves quant à l'initiative «Genève 2», réclamant des assurances de la communauté internationale sur le départ du pouvoir du président Assad.

La Coalition nationale syrienne, principal groupe d'opposants au régime syrien, a besoin d'un soutien international, mais a fait les frais de rivalités régionales et de divergences entre ses membres.

Le Qatar, principal parrain financier de la Coalition, soutient les Frères musulmans tandis que son puissant voisin saoudien cherche à asseoir son rôle historique de puissance régionale, selon les figures clés de l'opposition syrienne.




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