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L'émissaire international pour la Syrie arrive au Caire

Lakhdar Brahimi... (Photo Patrick Kovarik, Agence France-Presse)

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Lakhdar Brahimi

Photo Patrick Kovarik, Agence France-Presse

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
Le Caire

Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi est arrivé dimanche soir au Caire, où il aura des entretiens avec des responsables de la Ligue arabe avant d'entamer une mission à Damas dans les jours suivants, a-t-on appris de source aéroportuaire.

M. Brahimi qui venait de New York via Paris entame ainsi sa première visite officielle dans la région depuis qu'il a pris le relais de Kofi Annan comme émissaire de l'ONU et de la Ligue le 1er septembre.

L'ancien chef de la diplomatie algérienne n'a pas fait de déclaration à son arrivée dans la capitale égyptienne, mais son porte-parole, Ahmad Fawzi, a indiqué à la presse que M. Brahimi allait rencontrer le président égyptien Mohamed Morsi, le ministre des Affaires étrangères Mohammed Kamel Amr, le secrétaire général de la Ligue Arabe, Nabil al Arabi et des personnalités de l'opposition syrienne.

La date de sa visite en Syrie, a précisé M. Fawzi, sera fixée une fois les derniers détails finalisés et le programme des rencontres en Syrie établi.

Depuis sa nomination, le diplomate algérien n'a cessé de répéter que l'avenir de la Syrie serait «déterminé par son peuple et par personne d'autre».

M. Brahimi a tenu à ne pas soulever trop d'espoirs, allant jusqu'à se dire, fin août, «effrayé» par la tâche qui l'attend, demandant le «soutien de la communauté internationale».

Samedi, le nouvel émissaire international s'est entretenu au téléphone avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, et envisage de se rendre à Téhéran, allié clé de Damas, a déclaré dimanche un responsable iranien à l'agence Mehr.

M. Annan, qui durant sa mission s'était rendu à Téhéran, avait souhaité que l'Iran soit associé à la recherche d'un règlement en Syrie, ce que les Occidentaux et l'opposition syrienne refusent en accusant Téhéran de soutenir militairement le régime de Damas dont il est le principal allié.

Le Conseil de sécurité à l'ONU reste très divisé sur la situation en Syrie. La Chine et la Russie ont bloqué trois résolutions condamnant Damas.




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