Le premier ministre français François Fillon a déclaré mardi que la France tenait «les autorités syriennes pour responsables de la sécurité de (ses) représentations» et assuré que Paris ne «cèderait pas aux intimidations», après l'attaque de l'ambassade française à Damas.

Mis à jour le 15 juill. 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Ce qui s'est produit à Damas autour des ambassades de France et des États-Unis contrevient à toutes les règles diplomatiques», a déploré le premier ministre à l'Assemblée.

«Il est intolérable qu'avec l'évident assentiment des autorités syriennes, des ambassades soient violemment attaquées», a-t-il ajouté.

«Nous ne cèderons pas aux intimidations, et nous tenons les autorités syriennes pour responsables de la sécurité de nos représentations et de leurs agents en Syrie», a-t-il conclu.

Des partisans du régime syrien ont attaqué lundi, pour la deuxième fois en trois jours, les ambassades des États-Unis et de France à Damas, pour dénoncer la visite en fin de semaine dernière de leurs ambassadeurs dans la ville rebelle de Hama (centre).

À l'ambassade de France, les gardes de sécurité ont effectué trois tirs de sommation pour empêcher des intrusions dans le périmètre de la représentation diplomatique, dont trois agents ont été légèrement blessés.

«La France ne déviera pas de sa route, elle continuera de condamner sans faiblesse la répression», a assuré mardi François Fillon, appelant à «la mise en oeuvre de profondes réformes politiques à Damas».

Paris «tente inlassablement de mobiliser le Conseil de Sécurité» des Nations unies, a rappelé le chef du gouvernement, «nous ne relâcherons pas nos efforts, car il est intolérable que le Conseil de Sécurité reste muet sur une telle tragédie».