L'armée égyptienne a prévenu vendredi qu'elle n'entendait plus tolérer les manifestations illégales et les grèves qui nuisent à l'économie du pays.

Mis à jour le 18 févr. 2011
ASSOCIATED PRESS

Il s'agit du message le plus musclé à ce jour, signalant que le pouvoir militaire s'apprête à agir pour mettre fin aux troubles qui persistent depuis la chute d'Hosni Moubarak.

Des grèves se sont propagées à travers le pays, touchant des agences gouvernementales et des usines. Le Conseil suprême des forces armées, qui gère les affaires de l'État depuis la démission de Moubarak le 11 février, a plusieurs fois demandé la fin de ces grèves, s'inquiétant des dommages subis par l'économie durant les 18 jours qui ont précédé le départ de Moubarak.

Dans sa prise de position la plus musclée à ce jour, l'armée a prévenu qu'elle ne tolérera plus «la poursuite de ces pratiques illégales en raison de la menace grave à la nation, et qu'elle entend les confronter et prendre les mesures judiciaires requises pour protéger la sécurité de la nation».

Pourtant, de nombreux manifestants avaient le coeur à la fête ce vendredi, une semaine jour pour jour après le départ forcé de Moubarak. Beaucoup voulaient célébrer les progrès accomplis depuis le début de la révolte, le 25 janvier, et l'armée elle-même avait encouragé cette atmosphère festive teintée de nationalisme.