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La communauté internationale se mobilise pour «gagner la paix» au Mali

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Le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso, à droite, et le président du Mali Dioncounda Traoré, à gauche, le 14 mai 2013, à Bruxelles.

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Jérôme Rivet
Agence France-Presse
Bruxelles

La communauté internationale se retrouve mercredi à Bruxelles avec l'ambition de réunir près de deux milliards d'euros (2,5 milliards de dollars canadiens) pour relancer démocratiquement et économiquement le Mali une fois les combats terminés.

Rassemblés à l'initiative de l'Union européenne et de la France, les grandes organisations internationales (ONU, Banque Mondiale, Union africaine...) et une dizaine de chefs d'État vont assurer le Mali, l'un des pays les plus pauvres au monde, de leur soutien sur le long terme.

«On est en train de gagner la guerre, maintenant il faut gagner la paix», a résumé mardi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

«Et pour cela, nous avons besoin d'argent», a ajouté le ministre, qui sera présent à Bruxelles aux côtés du président français François Hollande et de ceux du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, du Niger ou de la Mauritanie.

L'objectif de la conférence «Ensemble pour le renouveau du Mali» est de lever 1,96 milliard d'euros (2,5 milliards de dollars canadiens) auprès des bailleurs de fonds, selon les organisateurs. Cette somme correspond à 45% du montant du Plan pour la Relance durable du Mali  (PRED), récemment présenté par les autorités maliennes pour remettre en marche le pays sur deux ans (2013-1014).

Ce plan détaillé «s'appuie sur l'idée qu'il n'y aura pas de développement du Mali sans sécurité et pas de sécurité sans développement», soulignent ses promoteurs.

«Le Mali a vraiment besoin d'argent pour remettre en état les services de base, comme l'eau, l'électricité, la santé ou l'administration, notamment dans les régions du Nord libérées à la suite de l'intervention franco-africaine lancée en janvier», explique un responsable européen.

Il s'agit également d'aider le retour des personnes ayant fui les groupes djihadistes et les combats depuis le début de 2012. Leur nombre a été évalué à près de 480 000, dont 290 000 déplacés internes.

Leur situation a été aggravée par la sécheresse ayant affecté les récoltes en 2012. Quelque trois millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire, selon les statistiques officielles.

L'économie malienne a été fortement déstabilisée par l'arrêt de l'aide internationale après le coup d'État du 22 mars 2012: les ressources de l'État ont brutalement chuté de 30% et ses dépenses de 33%. De ce fait, le pays a connu une récession de 1,2% l'an dernier, selon le FMI.

Grâce notamment à de meilleures récoltes, Bamako table sur un retour de la croissance cette année, avec une progression de 4,8% du PIB.

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Des hommes déchargent des sacs d'aide alimentaire à Mopti, le 4 février 2013.

PHOTO ALAIN AMONTCHI, REUTERS

Essentielles élections

À Bruxelles, les dirigeants de transition maliens, dont le président Dioucounda Traoré et le Premier ministre Diango Cissoko, seront appelés à apporter des garanties sur un retour rapide à la démocratie.

Ils doivent en particulier rassurer sur leur capacité à organiser l'élection présidentielle avant la fin juillet. «C'est essentiel, car l'élection d'un nouveau président lui donnera la légitimité indispensable pour pousser le processus de réconciliation», explique un diplomate européen.

Mais, pour qu'il soit crédible, le scrutin doit se tenir sur l'ensemble du territoire, en particulier dans la région de Kidal (nord-est), en bonne partie contrôlée par le mouvement touareg MNLA, qui réclame une large autonomie pour la région de l'Azawad.

La conférence des donateurs de Bruxelles fait suite à celle organisée, dans l'urgence, fin janvier à Addis Abeba, où une enveloppe de 455 millions de dollars avait été dégagée pour financer notamment le déploiement de la force africaine à la suite de l'intervention des troupes françaises.

Plusieurs ONG ont appelé les pays donateurs à annoncer à Bruxelles de réelles nouvelles contributions, craignant que certains d'entre eux, dont la France, n'entretiennent «l'ambiguïté sur la nature des crédits annoncés», selon l'une d'entre elles, Oxfam. La priorité doit être également de privilégier les dons par rapport aux prêts pour tenir compte des «enjeux colossaux de reconstruction et de développement».




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