L'action militaire menée au Mali contre des groupes jihadistes par les armées française, malienne et d'autres pays africains ne sera pas efficace sur le long terme sans « dialogue », a estimé vendredi à Ouagadougou la directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova.

Publié le 22 févr. 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

« S'il y a aujourd'hui des actions militaires, ça ne pourra pas être efficace à longue durée s'il n'y a pas aussi un dialogue, des efforts politiques et diplomatiques », a déclaré devant la presse Mme Bokova après un entretien avec le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur de l'Afrique de l'Ouest dans la crise malienne.

« C'est pourquoi j'ai félicité et je félicite toujours M. Compaoré pour tous ses efforts, qu'il faut continuer », a-t-elle ajouté.

« Je l'ai encouragé à poursuivre les efforts pour sécuriser le Mali, mais aussi à maintenir le dialogue pour l'unité et la cohésion nationale au Mali », a-t-elle insisté.

Plus d'un mois après le début de l'intervention française au Mali et la reprise des grandes villes du Nord aux groupes islamistes armés qui les occupaient, Bamako s'est engagé à lancer un dialogue politique avec les populations du Nord, dont les Touareg.

La directrice de l'UNESCO est arrivée jeudi dans la capitale burkinabée pour assister samedi au lancement du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), grand rendez-vous du cinéma africain.