Les enquêteurs français, qui soupçonnent une cousine du cerveau présumé des attentats de Paris, Abdelhamid Abaaoud, d'être la kamikaze morte à son côté lors d'un raid de la police, ont mené jeudi une perquisition au domicile de sa mère, selon une source proche du dossier.

Mis à jour le 19 nov. 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

La kamikaze, âgée de 26 ans est décrite comme «instable» par sa famille». Selon des informations rapportées par plusieurs médias, dont BFMTV, hier, elle répondrait au nom d'Hasna Aitboulahcen. Des informations qui n'ont toujours pas été confirmées par les autorités.

Elle était retournée vivre chez sa mère à Aulnay-sous-Bois, une commune populaire au nord-est de Paris, il y a six mois. Selon son frère, elle avait quitté les lieux il y a trois semaines.

C'est là que les policiers ont perquisitionné jeudi après-midi. «Tout le quartier est bouclé par la police. Ils ne laissent entrer et sortir personne. La rue est complètement bouclée», a affirmé à l'AFP un habitant qui a souhaité garder l'anonymat.

La veille au soir, des investigations ont été menées à Creutzwald (est), où le père de la kamikaze présumée habite toujours, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier. «Aucune interpellation ni saisie» n'a eu lieu lors de cette intervention, selon cette source.

Selon son frère, qui a souhaité garder l'anonymat, la jeune femme s'était brutalement radicalisée il y a environ six mois, en portant le niqab.

«Elle était instable, elle s'était fabriqué sa propre bulle, elle ne cherchait aucunement à étudier sa religion, je ne l'ai jamais vue ouvrir un Coran», a-t-il indiqué à l'AFP. Sa mère a déclaré avant la perquisition que sa fille avait subi «un lavage de cerveau».

Des policiers d'élite ont mené un assaut spectaculaire mercredi matin contre un appartement de Saint-Denis au nord de Paris, au cours duquel a été tué le djihadiste belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attentats qui ont fait 129 morts vendredi soir.

Une personne s'était fait exploser à leur arrivée, vraisemblablement une femme, toujours en cours d'identification.

-Avec lapresse.ca

PHOTO DH/BFMTV

Hasna Aitboulahcen