(Fort-de-France) L’île de la Martinique, dans les Antilles françaises, en proie à un sévère rebond d’épidémie de COVID-19, va entrer dans une « deuxième phase de confinement », impliquant notamment la fermeture des plages et l’invitation faite aux touristes de « quitter le territoire », a indiqué lundi le préfet.

Agence France-Presse

« Nous allons entrer dans une seconde phase de confinement. […] Les commerces seront fermés, sauf les commerces alimentaires et les pharmacies », a indiqué le préfet du département antillais, Stanislas Cazelles, en invitant « toutes les personnes en tourisme qui sont vulnérables à quitter le territoire ».

« Les hôtels seront fermés, sauf pour les besoins d’accueil des professionnels et des personnes résidant du territoire, il en sera de même des locations saisonnières », a ajouté le préfet.

Les « magasins utiles pour la rentrée scolaire » rouvriront lorsque « la situation sanitaire se sera améliorée ».

« Les entreprises et les administrations sont, elles aussi, invitées à participer à cet effort de confinement, elles sont invitées à organiser le service de façon à ce qu’un maximum de collaborateurs puisse travailler en télétravail », a encore précisé M. Cazelles

Le préfet du département d’outre-mer a expliqué que « les lieux de loisirs et de culture seront fermés », notamment « les plages », qui « ne seront plus accessibles au public ».

Les Martiniquais sont en outre astreints à des déplacements d’une distance maximale d’un kilomètre autour de leur domicile.

« Ces règles sont strictes, elles seront levées dès que la situation sanitaire le permettra », a promis le représentant de l’État, en faisant état d’une « clause de revoyure dans 15 jours ».

Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, doit se rendre en Martinique jeudi, face à une situation qualifiée d’« extrêmement préoccupante » par les autorités sanitaires locales.

Quelque 240 soignants doivent se rendre mardi de France métropolitaine pour une mission d’appui de 15 jours dans les Antilles.

La Martinique accuse l’un des plus forts taux d’incidence de France, près de 1200 cas pour 100 000 habitants, ainsi qu’une tension hospitalière de 227 %. La population de l’île est par ailleurs très peu vaccinée, moins de 22 % de la population ayant reçu une première dose.