(Miami) La veuve du président haïtien assassiné Jovenel Moïse a remercié jeudi les soignants qui l’ont aidée à « tenir bon » après cette attaque dans laquelle elle a été grièvement blessée.

Agence France-Presse

« Merci à l’équipe d’anges gardiens qui m’ont aidée dans cette période terrible », a écrit en anglais Martine Moïse sur son compte Twitter, en postant deux photos d’elle sur son lit d’hôpital.

« Grâce à vos précautions, votre gentillesse et vos soins, j’ai pu tenir bon », ajoute l’ancienne première dame qui, sur ces clichés, a les traits tirés et le bras droit entièrement recouvert d’un bandage.  

« La douleur » d’avoir perdu mon mari, « ne passera jamais », ajoute-t-elle dans un message en créole.

Blessée dans l’attaque nocturne qui a coûté la vie à son mari le 7 juillet, Martine Moïse, 47 ans, avait été évacuée vers un hôpital de Miami, en Floride.

Jusqu’ici, elle ne s’était exprimée publiquement qu’à une seule reprise : dans un message audio en créole publié sur Twitter, elle avait appelé à poursuivre « la bataille » menée par son mari « pour la stabilité » de Haïti.

Ce pays de 11 millions d’habitants, le plus pauvre d’Amérique, est gangréné par des gangs armés qui imposent leur loi face à des institutions dysfonctionnelles.  

L’assassinat de Jovenel Moïse, décrié pour sa dérive autoritaire, a encore aggravé la crise, plusieurs responsables se disputant la direction du gouvernement.

La confusion règne également sur les circonstances et raisons de l’homicide, mené par un commandé armé au domicile du chef de l’État.  

La police haïtienne a dit avoir arrêté une vingtaine de personnes, dont 18 Colombiens et trois Haïtiens (deux ayant aussi la nationalité américaine), ainsi qu’un mystérieux commanditaire présumé, Christian Emmanuel Sanon, un Haïtien venu de Floride.

Quatre responsables de la sécurité du président ont par ailleurs été placés en isolement et 24 agents sont frappés de mesures conservatoires.