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Les services de renseignement pakistanais ont un nouveau chef

De hauts gradés prennent leur retraite début octobre... (PHOTO KARIM ULLAH, ARCHIVES AFP)

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De hauts gradés prennent leur retraite début octobre ce qui permet au général Raheel Sharif (ci-dessus), nommé l'an dernier à la tête de l'armée, de promouvoir ses hommes de confiance dans des postes clés, comme celui à la tête des services de renseignement.

PHOTO KARIM ULLAH, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
ISLAMABAD

L'armée pakistanaise a annoncé lundi des nominations, dont celle d'un chef des paramilitaires impliqué dans la lutte contre Al-Qaïda, à la tête des puissants services de renseignement (ISI) confrontés à des défis stratégiques à la veille du retrait des forces de l'OTAN en Afghanistan voisin.

De hauts gradés prennent leur retraite début octobre ce qui permet au général Raheel Sharif, nommé l'an dernier à la tête de l'armée, de promouvoir ses hommes de confiance dans des postes clés et ainsi renforcer son autorité sur les militaires qui ont dirigé le pays pendant trois décennies depuis l'indépendance en 1947.

Selon des sources concordantes, des généraux avaient jonglé récemment avec l'idée de renverser le premier ministre Nawaz Sharif, confronté depuis la mi-août à un mouvement de contestation mené par l'opposant Imran Khan.

Mais le chef de l'armée Raheel Sharif, qui n'a aucun lien de parenté avec le premier ministre Nawaz Sharif, s'est opposé à cette intervention directe dans le jeu politique, selon ces sources.

À la tête du renseignement depuis 2012, Zaheer ul-Islam sera remplacé par le lieutenant général Rizwan Akhtar, chef des Rangers, un corps de paramilitaires, dans la province méridionale du Sind dont la capitale Karachi, métropole grouillante de 20 millions d'habitants, en proie à une guerre des gangs et à la montée en puissance des talibans, a indiqué le porte-parole de l'armée sur son compte Twitter.

À Karachi, Rizwan Akhtar a «fait face à Al-Qaïda, au TTP (talibans pakistanais, NDLR) et à d'autres éléments» armés, a souligné une source sécuritaire.

Et dans un pays à l'histoire jalonnée de coups d'État, où les relations entre les autorités civiles et militaires demeurent sujettes à de vives spéculations, M. Akhtar est «aussi habitué de travailler en relation étroite avec les autorités civiles ce qui n'était pas le cas des autres candidats», a précisé cette source.

Diplômé du Collège militaire de Quetta (sud-ouest) et de l'Université de la Défense nationale d'Islamabad, le lieutenant-général Akhtar est aussi passé par les États-Unis, premier bailleur de l'armée pakistanaise dont des responsables américains ont dénoncé le «double jeu» dans la «guerre contre la terreur», acceptant d'un côté l'aide de Washington tout en soutenant des éléments des talibans afghans selon eux.

Avant Karachi, le lieutenant général Akhtar avait été en poste, de 2007 à 2010, dans la zone tribale du Waziristan du Sud, un repaire des talibans pakistanais et afghans situé à la lisière de l'Afghanistan.

Ces nominations à la tête de l'armée interviennent justement dans un contexte régional tissé d'incertitudes à l'approche du retrait, d'ici la fin décembre, des 41 000 soldats de l'OTAN encore déployés en Afghanistan, précarré stratégique du Pakistan. L'entrée en fonction de M. Akhtar à la tête de l'Inter-Services Intelligence (ISI) est prévue le 8 novembre prochain, a précisé l'armée dans un communiqué.




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