Pakistan: cinq femmes agressées à l'acide en 24 h

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Les cas du Baloutchistan portent à au moins 125 le nombre d'agressions à l'acide recensées au Pakistan depuis le début de cette année seulement, contre 143 pour l'ensemble de la dernière année, selon les données de l'ASF.

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Agence France-Presse
QUETTA

Au moins cinq jeunes femmes ont été attaquées à l'acide par des hommes circulant à moto au cours des 24 dernières heures dans le sud-ouest du Pakistan, ont indiqué mardi les autorités locales.

Dans le plus récent incident, deux hommes à moto ont vitriolé des adolescentes âgées de 14 et 15 ans qui rentraient du marché local à Mastung, ville située à une quarantaine de kilomètres de Quetta, capitale de la province instable du Baloutchistan.

«L'une des filles a été blessée au visage et l'autre a le cou brûlé», a déclaré à l'AFP un responsable de la police locale Wazir Lango, sans préciser la sévérité des blessures infligées.

Les deux adolescentes ont été admises à l'hôpital et la police a diligenté une enquête afin d'identifier les assaillants dont les motifs demeurent encore obscurs, a souligné ce responsable.

La veille, deux hommes à moto ont jeté de l'acide au visage de trois femmes âgées d'une vingtaine d'années qui rentraient d'un marché à Quetta, a dit à l'AFP le chef de la police locale Abdul Razzaq Cheema.

Les jeunes femmes ont été partiellement brûlées au visage, a-t-il précisé.

Au Pakistan, les attaques à l'acide sont punies par la loi, mais défigurent néanmoins chaque année plus d'une centaine de femmes.

Un amendement au Code pénal adopté à la fin 2011 prévoit une peine minimale de 14 ans de prison, pouvant aller jusqu'à la perpétuité - contre un maximum de dix ans auparavant - et une amende d'un million de roupies (10 000 $) pour quiconque est reconnu coupable d'agression au vitriol.

Cet amendement a donné plus de crédit à la parole des victimes et sensibilisé davantage l'opinion publique sur des affaires qui restent souvent dans l'ombre.

Résultat, le taux d'inculpation a considérablement augmenté depuis l'entrée en vigueur de l'amendement, mais aussi le nombre de cas connus, les victimes étant désormais plus enclines à témoigner, selon l'ONG Acid Survivors Foundation (ASF).

Les cas du Baloutchistan portent à au moins 125 le nombre d'agressions à l'acide recensées au Pakistan depuis le début de cette année seulement, contre 143 pour l'ensemble de la dernière année, selon les données de l'ASF.




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