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Naufrage en Corée du Sud: course pour récupérer les corps

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Une météo favorable a aidé le travail des plongeurs ces tout derniers jours, mais les conditions à l'intérieur du traversier sont très dures, avec une visibilité quasi nulle. Les plongeurs remontent chaque jour une trentaine de corps.

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Agence France-Presse
SÉOUL

Les plongeurs s'activaient vendredi à extirper la centaine de corps encore prisonniers du traversier naufragé au large de la Corée du Sud, alors qu'une tempête s'approche et que des proches des victimes s'en prennent physiquement à de hauts responsables.

Le nombre de personnes déclarées mortes s'élevait vendredi à 181, selon le bilan officiel. Mais 121 restent portées disparues, coincées dans l'épave du Sewol, qui a sombré le 16 avril au matin avec 476 personnes à bord, dont 352 adolescents en voyage scolaire.

Il ne subsiste aucun espoir de retrouver des rescapés, mais les proches des victimes, rassemblées sur Jindo, l'île voisine du site de la catastrophe, expriment colère et frustration sur la lenteur des opérations de récupération des corps.

Une météo favorable a aidé le travail des plongeurs ces tout derniers jours, mais les conditions à l'intérieur du traversier sont très dures, avec une visibilité quasi nulle. Les plongeurs remontent chaque jour une trentaine de corps.

Jeudi soir, un groupe de parents en colère ont agressé un responsable des garde-côtes, l'accusant de proférer des mensonges.

Ils ont fait irruption dans le bureau du directeur adjoint des garde-côtes, à Jindo, l'ont traîné vers le port, d'où partent les bateaux des plongeurs, déchirant sa chemise et lui donnant quelques coups.

Les proches l'ont obligé, ainsi que le secrétaire d'État à la Marine Lee Ju-Younge et le chef des garde-côtes Kim Seok-Kyun, à passer la nuit assis par terre, dans le port.

Les familles accusent les autorités d'avoir exagéré l'ampleur des secours dans leurs descriptions, estimant la réalité tout autre, après s'être rendues par bateau sur le lieu de la catastrophe plus tôt jeudi.

Des policiers, qui étaient à quelques mètres de la scène, n'ont pas réagi, et les trois hommes se sont à peine défendus, signe de la réticence des autorités à alimenter encore un peu plus la fureur des familles, dans un pays à l'ambiance électrique.

Les proches veulent que tous les corps soient retirés du traversier avant la fin du week-end, un souhait qui a peu de chance de se réaliser.

«Nous savons que les conditions météo vont se détériorer et que les courants vont se renforcer à partir de samedi», a indiqué un porte-parole des garde-côtes lors d'un point presse.

Une alerte à la tempête pourrait être émise ce week-end.

Après le naufrage, il a fallu deux jours pleins aux plongeurs pour parvenir à entrer dans l'épave submergée du Sewol, en raison des courants et de l'absence de visibilité dans l'eau. Deux jours supplémentaires ont ensuite été nécessaires pour extirper le premier corps.




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