La petite soeur de Kim Jong-un au coeur du pouvoir nord-coréen

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La télévision d'État n'a pas précisé sa fonction, mais Kim Yo-jong serait chargée des événements au cabinet de Kim Jong-un.

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Agence France-Presse
Séoul

La télévision nord-coréenne a officialisé dimanche le rôle prééminent réservé à sa jeune soeur par l'homme fort du pays, Kim Jong-un, dans le nouvel organigramme du régime, bouleversé l'an dernier par une purge.

Kim Yo-jong, qui aurait 26 ans, est apparue dimanche aux côtés de son frère à l'occasion des élections parlementaires pour lesquelles se présente un candidat unique par circonscription, désigné par le parti des Travailleurs.

Il ne s'agit pas de la première apparition publique de la jeune femme. On l'a vue en 2011, en larmes, lors des funérailles de leur père, Kim Jong-il, puis, épisodiquement, dans les délégations accompagnant Kim Jong-un dans ses tournées de terrain.

Mais pour la première fois dimanche, au milieu de plusieurs dignitaires politiques et militaires, la jeune femme a été désignée par son nom et présentée comme une «haut responsable».

La télévision d'État n'a pas précisé sa fonction, mais elle serait chargée des événements au cabinet de Kim Jong-un.

Selon Ahn Chan-il, directeur du World Institute for North Korea Studies de Séoul, la jeune Kim Yo-jong devra aider son frère à consolider son emprise sur le pouvoir et le pays, pérennisant ainsi la dynastie des Kim, unique dans l'histoire des régimes d'inspiration socialiste.

Ce rôle était auparavant dévolu à leur tante paternelle, Kim Kyong-hui, épouse du mentor du jeune Kim Jong-un, Jang Song-thaek, exécuté en décembre dernier sous l'accusation de corruption et de trahison.

Kim Kyong-hui, 67 ans, serait malade et soignée à l'étranger.

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KIm Jong-un enregistre son vote dans un bureau de la capitale Pyongyang, le 9 mars. 

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100% pour le député Kim Jong-un

Le dirigeant nord-coréen a été élu dimanche au Parlement du régime qu'il dirige, comme tous les autres candidats du parti unique qui se présentaient sans adversaires avec pour les électeurs l'obligation de voter.

Comme attendu, chaque bulletin déposé par les électeurs de sa circonscription est revenu à Kim Jong-un, tous les inscrits ont voté et tous les votes étaient exprimés.

Commandant suprême des forces armées de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), président de la Commission de défense nationale, le troisième Kim du nom est désormais député.

Son élection «est l'expression (...) du soutien absolu du peuple et de sa confiance profonde dans le dirigeant suprême Kim Jong-un» que les Nord-Coréens tiennent «en haute estime», a commenté l'agence de presse officielle KCNA.

Il s'agit de la première élection de l'Assemblée suprême du peuple depuis l'arrivée au pouvoir de Kim Jong-un après la mort de son père Kim Jong-il en décembre 2011.

Comme son père avant lui, Kim se présentait dans la circonscription numéro 111, celle du mont Paektu. La télévision y montrait des centaines de soldats faisant la queue pour déposer leur bulletin dans l'urne, avant de s'incliner devant les portraits de Kim Il-sung et Kim Jong-il accrochés au mur.

Le mont Paektu est situé dans les confins septentrionaux de la Corée du Nord, près de la frontière chinoise. Il est considéré comme sacré par les Nord-Coréens, car le fondateur du pays, Kim Il-sung, père de Kim Jong-il, y établit un camp de guérilla anti-japonaise du temps de la colonisation de la Corée par le Japon.

L'historiographie officielle du régime assure que Kim Jong-il est né sur cette montagne en 1942.

KCAN a exalté lundi les qualités de Kim Jong-un, digne successeur selon l'agence de Jong-il et Il-sung.

Les élections parlementaires se tiennent normalement tous les cinq ans et l'assemblée ne se réunit qu'une ou deux fois par an, souvent lors d'une session unique d'une journée pour voter le budget et entériner les décisions prises par le parti des Travailleurs.

La dernière session remonte à avril 2013. Y avait été adopté un décret spécial officialisant le statut de puissance nucléaire de la Corée du Nord.




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