Corée du Nord: Dennis Rodman n'a «rien pu faire» pour Kenneth Bae

Coiffé d'une casquette et dissimulant ses yeux derrière... (PHOTO KIM KYUNG-HOON, REUTERS)

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Coiffé d'une casquette et dissimulant ses yeux derrière des lunettes noires, l'ancien joueur des Bulls de Chicago est apparu très ému, la voix parfois brisée comme s'il allait éclater en sanglots.

PHOTO KIM KYUNG-HOON, REUTERS

Agence France-Presse
Pékin, Chine

Le basketteur américain Dennis Rodman, de retour de Pyongyang, s'est excusé lundi à Pékin de n'avoir «rien pu faire», lors de son voyage en Corée du Nord, pour Kenneth Bae, un missionnaire américain qui y est détenu.

«Je suis désolé. Je ne suis pas le président. Je ne suis pas un ambassadeur. Je suis Dennis Rodman», a déclaré l'ex-vedette de la NBA à un groupe de journalistes à l'aéroport de la capitale chinoise.

Coiffé d'une casquette et dissimulant ses yeux derrière des lunettes noires, l'ancien joueur des Bulls de Chicago est apparu très ému, la voix parfois brisée comme s'il allait éclater en sanglots. À un moment, il a même caché son visage derrière ses mains.

«Je suis désolé, je n'ai rien pu faire», a-t-il ajouté, en réponse à la question de savoir s'il avait évoqué le sort de Kenneth Bae, cet Américain arrêté en Corée du Nord et condamné à 15 ans de camp de travail sous l'accusation d'avoir voulu renverser le régime.

«Je suis désolé. Je ne suis pas le président. Je ne suis pas un ambassadeur. Je suis Dennis Rodman.»

Dennis Rodaman

On prête à Rodman, connu autant pour ses excentricités, ses tatouages, ses piercings, ses coupes de cheveux multicolores que pour ses cinq titres de champion de la NBA, des liens personnels avec le numéro un nord-coréen Kim Jong-un, lui-même réputé être un grand passionné de basket.

Le voyage de Rodman en Corée du Nord, avec d'autres anciennes stars de la NBA, a causé une vive controverse aux États-Unis, où certains accusent les joueurs de sympathiser avec le dirigeant d'un régime totalitaire.

Le groupe de basketteurs a participé à un match d'exhibition mercredi à Pyongyang devant Kim Jong-un, qui fêtait ce jour-là son anniversaire. Dennis Rodman a même chanté «Happy birthday to you !» au dirigeant.

Mais Rodman a réitéré lundi son amour pour son pays. «J'adore mon pays, l'Amérique, je l'adore et jamais je ne l'échangerai contre quoi que ce soit», a-t-il insisté.

Il a fait ces quelques déclarations dans une certaine bousculade due à la présence de nombreux journalistes et agents le protégeant, lui et son entourage. Parmi les personnes ayant accompagné l'ex-vedette de la NBA à Pyongyang figure Joseph Terwilliger, un professeur associé de neurologie à l'Université de Columbia à New York également connu pour jouer du tuba.

Il s'agissait de la quatrième visite de Dennis Rodman en Corée du Nord en un an.

Mardi dernier, Rodman avait assuré à CNN que «Kenneth Bae avait fait un truc» pour mériter ses 15 ans de prison. La famille de Kenneth Bae avait exprimé son indignation après cet entretien télévisé.

Kenneth Bae, 45 ans, missionnaire et voyagiste a été arrêté en novembre 2012 pendant un voyage en Corée du Nord.




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