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Japon: cinq morts dans l'explosion d'une usine chimique

La police n'a pas encore débuté son enquête... (Photo KYODO, Reuters)

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La police n'a pas encore débuté son enquête sur place par crainte d'une nouvelle explosion, mais toute émanation chimique dangereuse semblait écartée dans l'immédiat.

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Agence France-Presse
TOKYO

Cinq personnes ont été tuées et une douzaine d'autres blessées jeudi lors d'une explosion dans une usine du centre du Japon qui avait été fermée il y a trois ans pour non-respect des règles.

L'explosion s'est produite sur le site de Yokkaichi du groupe Mitsubishi Materials, dans la préfecture de Mie (centre), pendant des opérations de maintenance d'un échangeur thermique utilisé pour la fabrication de produits en silicium, a expliqué un porte-parole du groupe à l'AFP.

«Cinq personnes sont mortes et 12 personnes ont été blessées, dont 9 légèrement», a expliqué une responsable de la police de la préfecture de Mie.

Elle a précisé que l'incendie consécutif à l'explosion avait été éteint.

La police n'a pas encore débuté son enquête sur place par crainte d'une nouvelle explosion, mais toute émanation chimique dangereuse semblait écartée dans l'immédiat.

Des images des chaînes de télévision japonaise ont montré des pompiers transportant des victimes sur des brancards, au milieu des débris de toutes sortes éparpillés par le souffle de la déflagration.

«J'ai entendu un 'boom' et j'ai vu de la fumée blanche sortir de l'usine», a expliqué un ouvrier d'une fabrique voisine.

L'usine située au coeur d'une vaste zone industrielle est spécialisée dans des composants utilisés pour fabriquer des panneaux solaires et des pièces détachées pour l'automobile, entre autres des matériaux en silicium.

Elle avait dû fermer quelques mois en 2010 sur ordre des autorités préfectorales: une inspection sur place avait à l'époque révélé qu'elle générait des gaz à haute pression sans en avoir demandé l'autorisation administrative.

Le site avait pu rouvrir ensuite, jusqu'à l'explosion de jeudi, qui s'est produite en début d'après-midi au moment où 170 personnes travaillaient. L'ensemble des opérations a été immédiatement suspendu, a précisé un porte-parole de Mitsubishi Materials.

Ce groupe fabrique une gamme variée de produits, des composants pour automobile aux galettes de silicium pour semi-conducteurs, en passant par le ciment pour les travaux publics.

Il emploie plus de 22 000 personnes à travers le monde. Outre le Japon, il est présent notamment aux États-Unis, au Brésil, en Allemagne et en Inde. Basé à Tokyo, il a réalisé l'an passé un chiffre d'affaires de 1287 milliards de yens (environ 13,26 milliards $ au taux de change actuel).

L'accident de jeudi est le plus grave incident industriel au Japon depuis l'effondrement d'un tunnel dans une raffinerie pétrolière, qui avait fait 5 morts en février 2012.

En novembre dernier, une explosion dans une usine de traitement de mazout usagé à Noda (est de Tokyo) avait fait deux morts et 16 blessés. Le même mois, une déflagration avait tué un employé sur un site du géant sidérurgique Nippon Steel & Sumitomo Metal à Kitakyushu (sud-ouest du Japon).




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