Hong Kong connaît une épidémie de scarlatine qui a provoqué la mort d'au moins un enfant, ont annoncé mardi les autorités sanitaires qui font état de la découverte d'une nouvelle souche plus résistante aux antibiotiques .

AGENCE FRANCE-PRESSE

Hong Kong a enregistré 459 cas depuis le début de l'année, soit trois fois plus qu'en 2010.

La mise en garde des autorités intervient après le décès fin mai d'une fillette de 7 ans, malade de la scarlatine, a indiqué le Centre de protection sanitaire de Hong Kong.

Un garçon de 5 ans est par ailleurs mort mardi matin des suites de ce qui est «fort probablement» un cas de scarlatine, selon les autorités sanitaires.

Le garçon, qui avait également contracté la varicelle, était fiévreux depuis mercredi avant d'être admis à l'hôpital dimanche. Son état s'est ensuite rapidement détérioré et il est décédé mardi matin, a indiqué Thomas Tsang, du Centre pour la protection sanitaire de Hong Kong.

L'école où était scolarisé l'enfant a été fermée pour une semaine.

«La situation est sérieuse pour le moment. Nous faisons face à une épidémie, car la bactérie qui provoque la scarlatine circule dans toute la région, pas seulement à Hong Kong, mais aussi en Chine et à Macao», a-t-il expliqué.

Selon des scientifiques hongkongais, cette épidémie est peut-être liée à l'apparition d'une nouvelle souche mortelle de la maladie.

La nouvelle souche découverte par des chercheurs de l'Université de Hong Kong apparaît résistante aux antibiotiques habituellement utilisés pour combattre la maladie, la rendant «inhabituellement contagieuse», a indiqué le porte-parole des autorités sanitaires.

Selon M. Tsang, 9.000 personnes ont été touchées par la scarlatine depuis le début de l'année en Chine.

La scarlatine est une maladie contagieuse provoquée par une bactérie, le streptocoque, qui se soigne avec des antibiotiques. Très rare chez l'adulte, elle se caractérise par de la fièvre, une angine et des plaques rouges sur le corps. Chez l'enfant, les médecins recommandent le repos au lit et l'isolement pendant 15 jours.

Le territoire de Hong Kong est particulièrement vigilant face à l'apparition d'épidémies. L'ancienne colonie britannique avait été le premier pays à connaître une épidémie de grippe aviaire d'importance en 1997, avec la mort de six personnes, décédées d'une mutation à l'époque inconnue du virus de la grippe aviaire. Des millions de volailles avaient été abattues.