La Russie demande à la Corée du Sud de renoncer aux exercices d'artillerie prévus en mer Jaune pour éviter une «escalade» des tensions avec la Corée du Nord, a déclaré le ministère russe des Affaire étrangères dans un communiqué.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Moscou «appelle instamment la République de Corée à renoncer à mener les tirs d'artillerie prévus, pour éviter une escalade des tensions sur la péninsule», dit le communiqué du ministère qui «souligne auprès de toutes les parties en présence la nécessité de faire preuve du maximum de retenue».

Le ministère rappelle que les précédents exercices de ce type menés par la Corée du Sud le 23 novembre «avaient provoqué des échanges de tirs d'artillerie entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, et fait des victimes notamment parmi les populations civiles de l'île de Yeonpyeong».

La Russie appelle encore une fois à «parvenir à une détente dans les relations entre les deux Corée, à la reprise du dialogue et au règlement de tous les contentieux par des moyens politiques et diplomatiques».

La Corée du Nord a menacé vendredi de riposter si la Corée du Sud menait comme elle l'a annoncé la veille des exercices d'artillerie à tirs réels sur Yeonpyeong, île du Sud en zone frontalière.

Des tirs d'artillerie nord-coréens, après de précédents exercices d'artillerie sud-coréens le 23 novembre, avaient fait quatre morts et 18 blessés et provoqué un tollé international.

Moscou qui, tout comme Pékin, entretient depuis l'époque soviétique des relations avec le régime de Pyongyang, cherche à apaiser les tensions entre les deux Coré et a accueilli cette semaine le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Pak Ui-Chun.

Les résultats des entretiens à Moscou avec le ministre nord-coréen n'ont pas été rendus publics.

Le vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères Wi Sung-lac, représentant spécial de Séoul pour les négociations de paix dans la péninsule et les affaires de sécurité, devait se rendre lui aussi à Moscou cette semaine, alors que le représentant russe pour la question coréenne, Grigori Logvinov, était attendu à Washington.

La Russie est l'un des six pays (avec les deux Corée, la Chine, le Japon et les Etats-Unis) impliqués dans les négociations sur le programme nucléaire nord-coréen, qui sont dans l'impasse.