Les autorités sanitaires chinoises procèdent actuellement à une série de tests sur des produits laitiers et laits maternisés, à la suite de plaintes visant une marque de lait en poudre soupçonné de provoquer des dérèglements hormonaux chez des enfants en bas âge, a rapporté samedi un quotidien officiel.

ASSOCIATED PRESS

Les tests effectuées à Pékin et Shanghaï concernent en particulier le lait maternisé du fabricant Synutra International, a précisé le Quotidien du Peuple, citant le ministère de la Santé. L'enquête a été ouverte à la suite de plaintes de parents qui ont déclaré avoir constaté chez leurs bébés une croissance anormale des seins.

Des analyses ont montré que ces enfants présentaient un taux d'hormones anormalement élevé, selon la presse chinoise. Les analyses devraient aider les enquêteurs à localiser la provenance de ces hormones, a commenté Peter Ben Embarek, spécialiste des questions de sécurité alimentaire à l'Organisation mondiale de la Santé.

«Les hormones peuvent venir des aliments, et dans le cas d'un bébé d'un lait maternisé, mais cela pourrait venir aussi de l'environnement ou d'autres sources. Ils essaient de savoir ce qui a pu provoquer cela», a-t-il ajouté. Synutra a démenti les accusations à son encontre.

Début juillet, les autorités chinoises ont saisi plusieurs tonnes de lait en poudre contenant de la mélamine, substance chimique toxique à l'origine de la mort de six enfants en 2008, tandis que près de 300 000 enfants sont tombés malades.