Le gouvernement sri-lankais a rejeté dimanche la demande d'un accès sans restriction aux camps de déplacés tamouls, tout en promettant au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon de restaurer la démocratie dans les territoires repris aux séparatistes tamouls et de réintégrer les enfants-soldats enrôlés dans la rébellion.

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Le président Mahinda Rajapaksa a estimé que la sécurité devait être assurée «au vu de la présence possible d'éléments infiltrés des LTTE». L'armée de Colombo dit bloquer les accès des camps pour pouvoir repérer les séparatistes tamouls qui pourraient s'être cachés parmi les réfugiés.

En revanche, «lorsque les conditions s'amélioreront, il n'y aurait pas d'objections à une telle assistance de la part d'organisations véritablement intéressées par le bien-être» des déplacés, ajoute le communiqué présidentiel.

Dans un précédent communiqué conjoint, diffusé quelques heures après son départ du Sri Lanka samedi soir, Ban Ki-moon avait déclaré que l'ONU continuera de fournir une assistance humanitaire aux près de 300.000 déplacés tamouls dans les camps mis en place par les autorités, sans entrer dans les détails. Le communiqué n'entrait pas dans les détails et ne mentionnait pas la demande de Ban Ki-moon pour un accès sans restrictions aux camps.