Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a procédé jeudi à l'évacuation de plus de 400 personnes, dont des malades, de la zone de conflit du nord-est du Sri-Lanka où l'armée mène son offensive finale contre les derniers bastions des rebelles tamouls.

Mis à jour le 12 févr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Un ferry portant drapeau du CICR a quitté Putumattalan aujourd'hui avec plus de 400 passagers à son bord, dont des malades et des membres de leur famille», a indiqué le CICR dans un communiqué.Les malades et blessés ont été «pris en charge à leur arrivée dans l'hôpital de Trincomalee», a précisé le CICR qui avait déjà évacué le 10 février un autre groupe de 240 malades de Putumattalan. Le dispensaire de la ville avait été pilonné le 9 février, selon le CICR, faisant 16 morts.

L'évacuation des 400 personnes jeudi a été permise par «les deux parties au conflit, qui ont laissé passer le bateau et nous ont offerts leur soutien», a précisé le responsable de la délégation du CICR à Colombo, Paul Castella, cité dans le communiqué.

Le CICR souligne avoir également reçu l'aide des autorités des villes de Putumattalan, Trincomalee et Jaffna (nord).

Il précise qu'il assiste le ministère de la Santé du district de Trincomalee confronté à un afflux exceptionnel de patients. Il a notamment fourni des matelas et des médicaments à l'hôpital de Trincomalee.

Le CICR, une des rares organisations à avoir accès à la zone du conflit, est accusé par les autorités sri-lankaises de créer une «psychose» internationale.

Il a révélé mardi que le dispensaire de Putumattalan avait été pilonné le 9 février, sans préciser qui, des militaires ou des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), étaient responsables. L'armée a nié.

Les troupes sri-lankaises mènent leur offensive finale contre un dernier carré de guérilleros acculés sur 100 km2 de jungle dans le nord-est de l'île.

Depuis une semaine, 25.000 civils tamouls ont fui la zone de guerre, mais 100.000 seraient encore coincés et serviraient de «boucliers humains» aux insurgés, affirme l'armée.