(New Delhi) Le Bhoutan a enregistré cette semaine un mort de la COVID-19, le quatrième seulement dans ce pays himalayen jusqu’ici largement épargné par la pandémie, amenant le premier ministre à appeler la population à redoubler d’efforts.

Publié le 30 janvier
Agence France-Presse

Le royaume de 800 000 habitants, enclavé entre l’Inde et la Chine, est l’un des rares pays de la planète à enregistrer un nombre aussi réduit de décès liés à la COVID-19.

Les seuls autres endroits à afficher de si bons résultats sont de petits archipels du Pacifique ainsi que les pays qui ne publient pas de bilans, comme la Corée du Nord et du Turkménistan.

Le quatrième décès « nous rappelle amèrement que nous devons en faire plus », a affirmé le premier ministre du Bhoutan, Lotay Tshering, un médecin connu pour pratiquer des opérations chirurgicales le weekend afin d’oublier le stress lié à ses responsabilités politiques.

Dans une publication samedi sur Facebook, M. Tshering a dit qu’en apprenant ce décès il avait eu l’impression d’avoir été « atteint pas une balle », et s’est dit « en deuil avec la nation ».

Le premier ministre a indiqué que le Bhoutan reste déterminé à éliminer le virus de son territoire, la nation ne pouvant pas se permettre de « perdre des citoyens à cause d’une maladie évitable ».

Comme de nombreux pays à travers le monde, le Bhoutan a enregistré une hausse du nombre de personnes contaminées par le variant Omicron, hautement plus contagieux.

Le nouveau décès est intervenu vendredi alors que les autorités sanitaires faisaient état de 205 nouveaux cas, un record depuis le début de la pandémie.

Depuis deux ans, le royaume a recensé un peu moins de 5000 cas et presque toute la population adulte est vaccinée depuis mi-2021.