(Hong Kong) La police de Hong Kong a arrêté et inculpé deux membres d’équipage d’un vol de la compagnie Cathay Pacific pour avoir violé les régulations anti-coronavirus, l’enquête ayant lié la violation de leur quarantaine à l’apparition du variant Omicron dans le territoire.

Publié le 17 janvier
Agence France-Presse

Comme la Chine, Hong Kong applique une stricte stratégie « Zéro COVID-19 » qui a maintenu les contaminations très basses, mais a quasiment coupé ce centre international de la finance du reste du monde ces deux dernières années.

Un récent foyer d’Omicron, dont l’origine selon la police serait un équipage de Cathay Pacific qui a violé sa période de quarantaine obligatoire, a poussé les autorités à durcir fortement des restrictions déjà très contraignantes, notamment la fermeture des garderies et des écoles primaires.

La police a indiqué lundi soir que deux membres de l’équipage avaient été arrêtés et inculpés pour avoir violé les mesures anti-COVID-19.

« Ils se sont adonnés à des activités non nécessaires » les 25 et 27 décembre, alors qu’ils étaient supposés être en quarantaine à domicile après être rentrés à Hong Kong de l’étranger, explique un communiqué.

« Tous deux ont par la suite été testés positifs au variant Omicron de la COVID-19, et ont pu quitter l’hôpital après la fin de leur traitement », ajoute le texte.

Congédiés

Les deux employés, qui ont été licenciés, risquent jusqu’à six mois de prison et 640 dollars d’amende. Ils ont été libérés sous caution et comparaîtront le mois prochain devant un tribunal.

Cet incident vient encore compliquer la situation déjà précaire de Cathay Pacific, durement frappée par les conséquences de la pandémie alors que les restrictions aux frontières ont réduit quasiment à néant les voyages vers une ville qui était autrefois une grande plateforme de transports et de logistique.

Les autorités enquêtent pour savoir « si cette compagnie aérienne a respecté la réglementation » en vigueur, avait déclaré le 11 janvier la cheffe du gouvernement Carrie Lam, menaçant de poursuites.  

Le PDG de Cathay, Patrick Healy, a défendu sa compagnie, soulignant que l’« infime minorité » de contrevenants ne devait pas éclipser les efforts des autres.  

En 2021, les équipages de la société ont passé plus de 62 000 nuits dans des hôtels de quarantaine.

Contrairement à d’autres transporteurs aériens, Cathay Pacific n’a pas de marché domestique sur lequel s’appuyer. Un récent durcissement des règles de quarantaine l’a contrainte à réduire son activité de vols cargo, la seule qui rapportait encore de l’argent.