(Pékin) La ville chinoise de Zhengzhou a entamé mercredi le dépistage de ses 13 millions d’habitants après quelques cas de COVID-19, la métropole confinée de Xi’an annonçant pour sa part la « maîtrise » d’un récent foyer d’infection.

Publié le 5 janvier
Agence France-Presse

La Chine a largement éradiqué la maladie sur son sol depuis le printemps 2020, grâce à des mesures draconiennes : dépistage très poussé, traçage des déplacements via des applications mobiles ou encore confinements de quartiers entiers en cas de foyer d’infection.

Ces mesures n’ont pas empêché l’émergence de petits foyers de COVID-19. S’ils restent extrêmement limités comparés à nombre d’autres pays, ils inquiètent les autorités à l’approche des JO d’hiver de Pékin (4-20 février).

Car le nombre de nouveaux malades a atteint ces dernières semaines des niveaux jamais vus depuis mars 2020, oscillant entre une centaine et plus de 200.

Mais un reflux semble s’être amorcé, le ministère de la Santé annonçant mercredi seulement 91 nouveaux cas.

Dans la province du Henan, les autorités du chef-lieu provincial Zhengzhou ont annoncé mercredi le début du dépistage de l’ensemble des 13 millions d’habitants de la ville.

La cité, nœud ferroviaire et routier, avait fait état ces derniers jours de deux malades et neuf cas asymptomatiques.

Les autorités locales ont imposé un confinement à huit quartiers d’habitation, soit plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Lundi soir, la localité de Yuzhou, autre ville du Henan, avait annoncé à ses 1,2 million d’habitants qu’ils devaient rester chez eux après la découverte de trois cas asymptomatiques.

La prudence de ces deux villes est motivée par leur proximité avec la métropole de Xi’an, dans la province voisine du Shaanxi, où un foyer d’infection à l’ampleur inédite depuis 2020 s’est déclaré ces dernières semaines.

Les autorités ont décrété plusieurs dépistages des 13 millions d’habitants et les ont contraints à rester à domicile.

Mercredi, le ministère de la Santé n’a fait état que de 35 nouveaux malades dans la ville. C’est le niveau le plus bas depuis mi-décembre.

« Bien que le nombre de cas soit élevé depuis plusieurs jours, la tendance à la hausse de la propagation de la COVID-19 est maîtrisée » au niveau des quartiers d’habitation, a déclaré Ma Guanghui, directeur adjoint de la commission provinciale de la Santé.

Sur les réseaux sociaux, des internautes de Xi’an, cité connue mondialement pour son armée enterrée en terre cuite, se sont toutefois plaints de manquer de nourriture, en raison selon eux d’une organisation chaotique.