(Hong Kong) L’homme de 50 ans mort après avoir poignardé un policier hongkongais était un « loup solitaire » qui s’était « radicalisé » sur le plan politique, a affirmé vendredi le ministre de la Sécurité.

Agence France-Presse

Cette agression, qui s’est produite jeudi soir, a été filmée et retransmise en direct par un journaliste hongkongais.  

Les images montrent un homme vêtu d’un t-shirt sombre poignarder un policier dans le dos dans le quartier commerçant de Causeway Bay.  

Selon la police, l’homme, dont les autorités n’ont pas révélé l’identité, a ensuite retourné le couteau contre lui pour se poignarder au niveau de la poitrine avant de succomber à ses blessures.

Le policier de 28 ans, qui a eu un poumon perforé, a subi une intervention chirurgicale dans la nuit de jeudi à vendredi.

« L’enquête préliminaire montre qu’il s’agit d’un acte terroriste perpétré par un “ loup solitaire ” », a indiqué à la presse Chris Tang, l’ancien responsable de la police promu la semaine dernière ministre de la Sécurité de Hong Kong.

Selon M. Tang, la perquisition du domicile de l’agresseur présumé a permis de découvrir dans son ordinateur des documents montrant qu’il a été « radicalisé ». Il n’a cependant pas souhaité donner plus amples détails sur leur nature.  

« Ce n’est pas seulement l’assaillant qui doit être tenu pour responsable de cet incident, mais aussi les nombreuses personnes qui ont l’habitude de prôner la violence, d’inciter à la haine contre le pays et de magnifier ces attaques-ces actes de violence », a ajouté M. Tang.

Hong Kong est devenue une ville profondément divisée, de nombreux habitants supportant de moins en moins l’emprise de plus en plus grande de Pékin.

D’immenses et souvent violentes manifestations pro-démocratie avaient secoué durant plusieurs mois la ville en 2019.

En réponse, Pékin a imposé l’an passé une loi sur la sécurité nationale pour reprendre en main le territoire et mettre fin à toute dissidence.