(Genève) Les Fidji ont été élues vendredi à la tête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui pour la première fois de son histoire s’est trouvé forcé de voter, à bulletins secrets, pour désigner un président.

Agence France-Presse

« Ayant obtenu le plus grand nombre de voix [29 sur 47, NDLR], la candidate suivante a été élue présidente du Conseil des droits de l’homme […] : son Excellence la représentante permanente des Fidji Nazhat Shameem Khan », a déclaré le représentant soudanais, qui supervisait l’élection.

Normalement, la présidence du Conseil des droits de l’homme, qui est surtout une charge procédurière, est déterminée par consensus pour assurer une rotation annuelle en changeant de zone géographique.  

Mais cette année, l’Asie-Pacifique dont c’était le tour n’a pas su s’entendre.

L’ambassadrice des îles Fidji à Genève Nazhat Shameem Khan semblait avoir la partie gagnée mais début décembre coup de théâtre, Bahreïn a présenté son propre candidat, l’ambassadeur Yusuf Abdulkarim Bucheeri.

Selon des observateurs, la Chine, la Russie, l’Arabie saoudite et d’autres pays ne voulaient pas de la candidate des Fidji et se sont arrangés pour trouver d’autres candidats.

Un diplomate chinois a nié que son pays s’était opposé à la candidature de Fidji ou avoir demandé à d’autres de le faire. Il a regretté que pour la première fois un groupe régional ait été incapable de s’entendre sur un candidat.

Face à l’opposition de ces deux candidats, un troisième s’était jeté dans l’arène, l’ambassadeur ouzbek à Genève Ulugbek Lapasov.