(Kaboul) La trêve partielle entre les talibans et les troupes américaines et afghanes a encore été respectée vendredi, pour son septième jour, seules quelques attaques mineures ayant été signalées à la veille de la signature à Doha d’un accord entre Washington et les insurgés.

Agence France-Presse

D’après Nasrat Rahimi, le porte-parole du ministère afghan de l’Intérieur, deux attaques des talibans contre l’armée et la police ont été recensées en Kapisa et dans le Laghman, deux provinces frontalières de celle de Kaboul.

Un engin artisanal a aussi visé des forces pro-gouvernementales dans le Badakhshan (Nord), ces trois incidents faisant au total un mort et trois blessés, a déclaré M. Rahimi à l’AFP.

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Des résidents enlèvent des fragments de verre de fenêtres soufflées par une bombe mercredi dernier à Kaboul. La trève partiellel avait commencé le vendredi précédent. Une traité de paix doit être signé le 1er mars.

Une trêve partielle a démarré le 22 février en Afghanistan, présentée par Washington comme un préalable à la signature samedi d’un accord entre les États-Unis et les talibans à Doha, au Qatar.

Cette semaine de diminution des combats, qui a été largement respectée de l’avis général, servait de test. Elle a permis de démontrer la bonne volonté des talibans et, surtout, leur capacité à contrôler leurs troupes sur le terrain.

L’accord qui doit être signé samedi vise à un retrait graduel des troupes américaines en Afghanistan en échange notamment de garanties sécuritaires des insurgés.

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Un combattant taliban, photographié lors d'une trêve le 16 juin 2018.

Les États-Unis s’engagent à retirer une partie de leurs 12 000 à 13 000 militaires actuellement déployés en Afghanistan pour n’en garder que 8600.

Le reste du contingent quitterait le pays progressivement si certaines conditions sont respectées par les talibans. Il continuerait entretemps ses opérations de contre-terrorisme.  

En échange du retrait américain, les insurgés promettent qu’aucun groupe terroriste ne sera hébergé sur le sol afghan, comme l’était Al-Qaïda avant les attentats du 11 septembre 2001.

Après la signature de l’accord américano-taliban, des négociations intra-afghanes entre les talibans le gouvernement afghan, son opposition et la société civile doivent aussi démarrer.

Ces discussions, qui visent à définir l’avenir du pays et notamment qui le dirigera et comment, ainsi que la manière dont les talibans seraient intégrés dans la société, s’annoncent bien plus longues et ardues que celles entre insurgés et Washington.

Talibans et représentants américains discutaient officiellement depuis un an et demi.