Depuis le 24 janvier, Myriam Larouche, originaire du Saguenay, est confinée entre les quatre murs de sa résidence universitaire, à Wuhan, en Chine. Elle attend de pouvoir sortir du pays, le temps que l’épidémie du coronavirus s’estompe.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Les rues de Wuhan, une ville de 11 millions d’habitants habituellement très animée, sont désertes. Mme Larouche, étudiante en gestion du tourisme, y vit depuis maintenant 5 mois.

« Je ne reconnais plus la ville. En ce moment, tout est fermé sauf quelques épiceries et les gens évitent de sortir de chez eux. »

Plusieurs natifs de Wuhan sont restés hors de la ville, indique-t-elle, puisqu’ils se trouvaient à l’extérieur pendant les vacances du Nouvel An chinois.

Par contre, il y a énormément de solidarité, souligne-t-elle. « Je vois passer sur l’internet des messages qui somment la population de rester unie dans ce moment difficile et de ne pas laisser place à la panique ou la méfiance. »

« Je souhaite revenir au Canada temporairement. J’ai fait appel aux services consulaires », poursuit-elle. L’étudiante a reçu vendredi un appel de l’ambassade canadienne. On lui demandait ses informations en l’avisant que la date de départ pour le Canada reste à être confirmée. « On m’a dit qu’on allait m’avertir au moins 24 heures avant mon départ. Ça peut arriver à tout moment », précise-t-elle.

Prendre sa température chaque jour, porter un masque en tout temps, se laver les mains le plus souvent possible, désinfecter les surfaces et laver les aliments font partie des consignes transmises par les autorités chinoises. Même si la peur de contracter le virus est présente, Mme Larouche affirme ne pas s’inquiéter outre mesure. « Je suis à peine sortie de chez moi et je n’ai de contact avec personne. »

La famille de Myriam Larouche s’inquiète de la savoir coincée dans une ville en quarantaine, mais la principale intéressée se dit confiante. « Ça semble épeurant, mais il faut avoir confiance. Les autorités chinoises font de leur mieux pour rassurer la population et empêcher la propagation du virus. »