(Washington) Les États-Unis ont annoncé mercredi qu’ils étendaient leur tour de vis contre les médias chinois à six nouvelles organisations accusées d’être des organes de « propagande » de Pékin.

Agence France-Presse

Il s’agit de la troisième vague de médias chinois dont les bureaux aux États-Unis sont désormais considérés comme des « missions étrangères », ce qui signifie qu’ils doivent faire état au département d’État de détails sur leur personnel et leur immobilier sur le territoire américain.

Leur travail journalistique ne fera toutefois l’objet d’aucune restriction, a assuré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo lors d’une conférence de presse à Washington.

« Alors que les médias libres à travers le monde ne rendent compte que de la vérité, les médias chinois rendent compte au Parti communiste chinois », a affirmé le département d’État dans un communiqué.

Les six médias visés mercredi sont Yicai Global, Jiefang Daily, Xinmin Evening News, Social Sciences in China Press, Beijing Review et Economic Daily. Ils viennent s’ajouter à neuf médias plus connus déjà qualifiés de « missions étrangères », dont l’agence de presse officielle Chine Nouvelle et China Global Television Network.

Pékin a dénoncé ces décisions par le passé et a expulsé en représailles des Américains travaillant pour plusieurs grands journaux comme le New York Times, le Washington Post et le Wall Street Journal.