(Nations unies) Les États-Unis ont demandé mercredi une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur une loi sécuritaire controversée voulue par Pékin pour Hong Kong, mais la Chine a refusé qu’elle se tienne, selon des diplomates.

Agence France-Presse

En vertu de nouvelles procédures instaurées pendant le temps de la pandémie de COVID-19, toutes les visioconférences du Conseil de sécurité sont organisées sur la base d’un consensus entre ses 15 membres. En temps ordinaire, chaque membre du Conseil peut s’opposer à une réunion s’il recueille 9 voix sur 15 lors d’un vote de procédure.

« Les États-Unis sont profondément préoccupés par les actions du Parlement chinois qui sapent fondamentalement le haut degré d’autonomie et les libertés découlant de la Déclaration sino-britannique de 1984 enregistrée comme un traité par l’ONU », a souligné dans un communiqué la mission américaine auprès des Nations unies.

« Il s’agit d’un problème mondial urgent qui a des implications pour la paix et la sécurité internationales », ajoute ce communiqué, indiquant que les États-Unis ont demandé en conséquence une visioconférence du Conseil de sécurité.

Mais « la Chine a refusé que cette réunion virtuelle se tienne », a précisé la mission américaine, critiquant un manque de « transparence et de responsabilité internationale pour ses actions ».

Dans un tweet mercredi soir, l’ambassadeur chinois à l’ONU, Zhang Jun, a qualifié la demande de réunion par les États-Unis de « sans fondement ».  

« La législation sur la sécurité nationale pour Hong Kong relève uniquement des affaires internes de la Chine » et « n’a rien à voir avec le mandat du Conseil de sécurité », a-t-il ajouté.

Les États-Unis avaient formellement conclu plus tôt dans la journée que Hong Kong ne jouissait plus de l’autonomie promise par la Chine, ouvrant la voie à de possibles représailles commerciales, dans une première riposte spectaculaire à la loi sécuritaire controversée voulue par Pékin.