(Nations unies) La Corée du Nord a fustigé samedi dans un communiqué de son ambassadeur à l’ONU les Européens qui ont récemment dénoncé ses « tirs continus de missiles balistiques », ajoutant que la dénucléarisation n’était « plus sur la table des négociations » avec les États-Unis.

Agence France-Presse

Les membres européens du Conseil de sécurité de l’ONU avaient condamné mercredi « les tirs continus de missiles balistiques de la Corée du Nord », et réaffirmé la nécessité de maintenir les sanctions contre ce pays.

La Belgique, l’Estonie (membre à partir de janvier), la France, l’Allemagne, la Pologne et le Royaume-Uni avaient aussi dénoncé la poursuite du programme nucléaire nord-coréen, dans une déclaration publiée après une réunion à huis clos du Conseil de sécurité tenue à leur demande.

« C’est encore une provocation grave contre la Corée du Nord », alors qu’elle exerce « son droit à renforcer ses capacités nationales de défense », a réagi samedi dans un communiqué l’ambassadeur nord-coréen Kim Song.

« Alors que ces six pays européens créent beaucoup de problèmes à jouer ces derniers mois le rôle de chien de garde des États-Unis, on ne peut que se demander ce qu’ils y gagnent en échange », affirme-t-il.

Évoquant la « paranoïa » des Européens et « la politique hostile » de Washington, Kim Song indique que son pays « n’a pas besoin maintenant d’avoir de longues discussions avec les États-Unis alors que la question de la dénucléarisation n’est plus sur la table des négociations ».  

Dans leur condamnation des essais d’armements nord-coréens, les Européens avaient relevé que Pyongyang avait procédé à 13 tests de missiles balistiques depuis mai, dont le dernier le 28 novembre.

Alors que les discussions sur le nucléaire entre Washington et Pyongyang sont dans l’impasse, la Corée du Nord a donné jusqu’à fin décembre aux États-Unis pour présenter une nouvelle offre d’accord.