(Sydney) Le niveau d’alerte restait élevé mercredi dans la région de Sydney, dans l’est de l’Australie, où de violents incendies ont détruit la veille des dizaines de maisons et ravagé des centaines d’hectares à quelques kilomètres de la grande métropole australienne et de ses cinq millions d’habitants.

Agence France-Presse

Des dizaines de feux de brousse continuaient mercredi à brûler mais les centaines de pompiers mobilisés sont parvenus à éviter le pire mardi.

Quelque 300 nouveaux foyers d’incendie attisés par des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche, avaient été identifiés mardi, dont certains à quelques kilomètres seulement du centre de Sydney, capitale de l’État de Nouvelle-Galles-du-Sud (sud-est).

Des milliers de pompiers, mobilisés sur le terrain, sont toutefois parvenus à limiter le bilan, avec « seulement » 21 personnes blessées et 50 maisons détruites.

« Les pertes, les dommages et les conséquences auraient tout simplement pu être énormes dans cette immense zone géographique », a relevé Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de Nouvelle-Galles-du-Sud.

Un temps plus frais dans le cours de la journée de mardi a finalement permis une amélioration des conditions au départ jugées « catastrophiques » et « hors normes ». Des températures atteignant 40 degrés et des vents soufflant à 60 km/h étaient initialement attendus mardi sur la côte est de l’Australie.

Des feux de brousse continuaient toutefois à faire rage dans l’est du pays, dont 73 identifiés en Nouvelle-Galles-du-Sud et 62 dans l’État du Queensland, où de fortes températures et des vents violents préoccupent les autorités.

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l’Australie ont fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d’habitants à fuir.

La situation pourrait également empirer ce week-end en Nouvelle-Galles-du-Sud où plus d’un million d’hectares ont déjà été détruits par les flammes.

« Tous les foyers ne seront pas sous contrôle avant cette date », a d’ores et déjà averti M. Fitzsimmons.

« Malheureusement, ce dont nous avons besoin c’est de la pluie, une forte pluie. Et il n’y a absolument rien dans les prévisions météorologiques qui soit susceptible de changer de façon significative les conditions que nous subissons actuellement », a-t-il ajouté.

De tels incendies se produisent chaque année sur l’immense île-continent pendant le printemps et l’été australs. Mais cette année, la saison des feux a été particulièrement précoce et violente et pourrait être l’une des pires connues par le pays.