(Séoul) Pyongyang a estimé mardi que les chances de négociations avec les États-Unis « s’amenuisent » après que le département d’État américain a accusé la Corée du Nord de soutenir le terrorisme.

Agence France-Presse

Vendredi, le rapport annuel du département d’État américain a classé pour la deuxième année consécutive la Corée du Nord parmi les États soutenant le terrorisme et l’a de nouveau pointée du doigt pour son « implication dans des assassinats en territoire étranger ».

Le ministère des Affaires étrangères nord-coréen a condamné ce document, qu’il a qualifié de « grave provocation politiquement motivée », a rapporté mardi l’agence officielle nord-coréenne KCNA. Un porte-parole a estimé que les États-Unis sont « foyers et meneurs du terrorisme ».

« Le canal du dialogue entre la RPDC (nom officiel de la Corée du Nord) et les États-Unis rétrécit de plus en plus en raison de l’attitude et de la position des États-Unis », a-t-il ajouté.

Américains et Nord-Coréens se sont rencontrés début octobre en Suède. Pyongyang avait quitté la table des négociations en se disant déçue du manque de solutions « nouvelles et créatives » proposées par Washington.

Les pourparlers étaient au point mort depuis l’échec du sommet de Hanoï en février entre le président Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Washington et Pyongyang n’étaient alors pas parvenus à s’entendre sur le démantèlement des programmes nucléaires de la Corée du Nord en échange d’une levée des sanctions économiques.

Depuis, Pyongyang, qui demande à Washington de changer d’approche d’ici la fin de l’année, a procédé à des tirs de missiles balistiques de courte portée.