(Washington) Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a affirmé dimanche que les États-Unis croyaient toujours à une « issue négociée » pour la dénucléarisation de la Corée du Nord, malgré les essais de lance-roquettes réalisés la veille par Pyongyang.

Agence France-Presse

« Nous pensons toujours qu’il existe une opportunité d’une issue négociée où nous obtenons une dénucléarisation vérifiée », a déclaré le chef de la diplomatie américaine sur la chaîne ABC.  

« Nous pensons toujours qu’il est possible d’avancer », a-t-il martelé, tout en assurant que les États-Unis continuaient « faire pression » sur le régime reclus. Ses propos font écho au ton également conciliant de Donald Trump la veille, qui avait assuré rester confiant sur la volonté du leader nord-coréen Kim Jong-un de conclure un accord.

La Corée du Nord a procédé à des essais de « lance-roquettes multiples à longue portée » et d’« armes tactiques guidées », lors d’exercices supervisés par Kim Jong-un, a annoncé dimanche l’agence étatique KCNA.

Selon le ministère sud-coréen de la Défense, les analyses indiquent que Pyongyang a testé des « lance-roquettes multiples de 240 et 300 mm et un nouveau type d’arme tactique guidée d’une portée de 70 à 240 kilomètres ».

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Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo

Les États-Unis doivent encore déterminer si ces tirs violent le moratoire sur les tirs de missiles balistiques à longue portée annoncé par Kim Jong-un il y a un an, en avril 2018, a dit Mike Pompeo. Mais ce moratoire était « concentré sur les missiles intercontinentaux, ceux qui menacent les États-Unis », a-t-il souligné.

Or, « nous sommes très confiants qu’il ne s’agissait pas de missiles à portée intermédiaire, de missile à longue portée ou de missiles intercontinentaux. Nous continuons à évaluer les données », a déclaré M. Pompeo sur Fox News.  

M. Pompeo a également été interrogé sur des informations non vérifiées selon lesquelles certains membres de l’équipe de négociateurs nord-coréens auraient été exécutés après le deuxième sommet entre Kim Jong-un et Donald Trump, fin février à Hanoï.  

« Je n’ai rien à ajouter ce matin », a répondu le secrétaire d’État sur ABC, précisant toutefois : « il semble bien que la prochaine fois que nous aurons des négociations sérieuses, mon homologue aura changé, mais nous ne le savons pas de façon certaine. »

Lors du premier sommet historique avec Donald Trump en juin 2018 à Singapour, Kim Jong-un s’était engagé à « travailler vers la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ».