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Le Sri Lanka empêche tout accès humanitaire à la zone de guerre 

Un soldat sri lankais monte la garde à... (Photo: AFP)

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Un soldat sri lankais monte la garde à un point de passage.

Photo: AFP

Agence France-Presse
Colombo

Le gouvernement du Sri Lanka empêche tout accès humanitaire à la zone de guerre dans le nord-est du pays, a déploré lundi le responsable aux Affaires humanitaires de l'ONU, John Holmes, après des entretiens avec le président sri-lankais Mahinda Rajapakse.

Au terme de trois jours de visite dans le pays, M. Holmes a indiqué à la presse qu'il n'avait pas obtenu «le feu vert» du chef de l'Etat pour envoyer dans la région du conflit une équipe humanitaire des Nations unies, comme l'avait réclamé le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon.

«Nous n'avons pas d'accord sur cela (...) Je suis déçu», a ajouté le chef humanitaire aux Nations unies en rappelant qu'au moins 50.000 civils sont coincés sur la mince bande côtière où sont acculés les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE).

Colombo a indiqué au diplomate que «les conditions de sécurité n'étaient pas réunies pour qu'une équipe de l'ONU se rende» sur le théâtre des opérations, a rapporté M. Holmes.

Le Sri Lanka a assuré dans la journée ralentir son offensive militaire dans le nord-est, dans le but d'apaiser la communauté internationale inquiète du sort des dizaines de milliers de civils.

Persuadé d'être en train de gagner une guerre amorcée en 1972, le gouvernement a dit avoir ordonné aux forces armées de «cesser d'avoir recours aux armes de gros calibre, avions de combat et bombardements aériens qui pourraient provoquer des victimes civiles» dans la dernière poche rebelle.

Saluant cette annonce, M. Holmes a toutefois dit «espérer que cela sera authentiquement respecté, cette fois» car «cela n'a pas été le cas dans le passé».

Le Britannique était à Colombo depuis samedi soir pour demander au régime sri-lankais une «pause humanitaire afin de faire entrer des travailleurs humanitaires dans la zone du conflit».

Selon l'ONU, plus de 6.500 civils ont probablement été tués et 14.000 blessés depuis que l'armée a lancé en janvier son offensive «finale» dans un Nord-Est aujourd'hui dévasté.

Depuis le début, le 20 avril, d'un exode massif de Tamouls, l'ONU pense que plus de 100.000 personnes ont quitté la zone de guerre et qu'il en reste 50.000 retenues par les insurgés. Colombo les évalue à 15.000 et accuse les Tigres de s'en servir comme «boucliers humains». L'armée affirme avoir «sauvé» 113.000 civils en une semaine, grâce à «la plus grande opération de libération d'otages dans l'Histoire».




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