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Thaïlande: les chefs des «chemises rouges» appellent à la fin des manifs

Un partisan de Thaskin Shinawatra lève les bras... (Photo: Reuters)

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Un partisan de Thaskin Shinawatra lève les bras devant les soldats.

Photo: Reuters

Agence France-Presse
Bangkok

Le calme devrait revenir en Thaïlande. Les meneurs des «chemises rouges» ont appelé mardi à la dispersion des manifestants anti-gouvernement, après deux jours d'émeutes et d'affrontements qui ont fait deux morts et plus de 120 blessés à Bangkok. Certains de ces leaders ont été placés en garde à vue.

Quelque 2000 manifestants ont abandonné leur campement installé autour du siège du gouvernement, alors que les unités combattantes thaïlandaises encerclaient le dernier carré des partisans de l'ex-premier ministre Thaksin Shinawatra.

Le porte-parole du gouvernement Panitan Wattanayagorn a affirmé qu'on ignorait dans l'immédiat si tous les leaders des protestations s'étaient rendus et seraient interrogés. Mais selon des témoins, ils ont été emmenés au siège de la police.

«Nous avons décidé de mettre fin à la protestation aujourd'hui parce que de nombreux frères et soeurs ont été blessés et tués. Nous en avons assez des souffrances. Nous ne permettrons plus qu'il y ait de morts», a souligné Jatuporn Phromphan, l'un des chefs du mouvement.

Jakrapob Penkair, un des autres leaders des manifestants, a aussi affirmé que le mouvement, qui exige la démission du chef du gouvernement Abhisit Vejjajiva et de nouvelles élections, «continuera à se battre». Il n'a toutefois pas précisé quels types d'action ils pourraient entreprendre.

«Nous n'avons pas atteint notre objectif de mettre fin au statu quo et de rendre le pouvoir à la majorité du peuple. Nous n'avons pas atteint notre objectif de faire rentrer les militaires dans leurs casernes et d'empêcher l'élite au pouvoir d'intervenir en politique. Tant que cela n'arrivera pas, beaucoup n'abandonneront pas», a souligné Jakrapob Penkair.

En quittant leur bastion à pied ou dans des bus fournis par l'armée, certains manifestants lançaient des signes de victoire, alors que d'autres versaient quelques larmes.

Le gouvernement a annoncé qu'il ajoutait deux jours supplémentaires aux congés accordés pour le Nouvel An thaïlandais, qui ont commencé lundi et durent normalement trois jours, pour rétablir la sécurité et réparer les dégâts des violences. Malgré les troubles, des milliers de Thaïlandais, ainsi que des touristes étrangers, ont fait la fête pendant la nuit et se sont arrosés les uns les autres pour se souhaiter la bonne année.

«Je ne pense pas que nous ayons perdu. Nous étions seulement dans une position défavorable. Nous avions seulement du coeur. Nous n'avions pas d'armes», a confié Siri Kadmai, un salarié de 45 ans.

Un peu plus tôt, un porte-parole de l'armée, le colonel Sansern Kaewkamnerd avait dit que les militaires étaient prêts à agir contre les manifestants, qui campaient autour du siège du gouvernement depuis le 26 mars.

Selon Sansern, seuls 2.000 manifestants restaient mardi matin autour du siège du gouvernement, alors que les manifestations avaient attiré jusqu'à 100.000 personnes la semaine dernière.

A la tombée de la nuit lundi, les affrontements qui s'étaient déroulés dans plusieurs quartiers de la ville, faisant 123 blessés, avaient baissé en intensité. Mais alors que les manifestants essayaient de revenir vers leur base, près du siège du gouvernement, des combats meurtriers ont éclaté entre eux et des habitants.

La plupart des journaux de Bangkok, quelle que soit leur tendance politique, critiquaient les manifestants dans leurs éditoriaux, les qualifiant de «voyous» et de «terroristes urbains».

Le chef du gouvernement, Abhisit Vejjajiva, a salué le travail des forces de sécurité, affirmant qu'ils avaient eu recours à «des moyens doux» et «empêché autant que possible les dégâts».

Mais l'ancien premier ministre renversé par l'armée en 2006, Thaksin Shinawatra, que la plupart des manifestants considèrent comme leur leader, a accusé l'armée de cacher le nombre de personnes tuées dans les affrontements.

Plus d'une douzaine de pays, parmi lesquels les États-Unis et la France, ont adressé des mises en garde à leurs ressortissants, les exhortant à éviter les voyages en Thaïlande et, pour ceux qui se trouvent déjà à Bangkok, à rester dans leurs hôtels et à l'écart des manifestations.




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